Au delà des mers

Des aventuriers venus du monde entier découvrent une île peuplée d'étranges créatures. Humains, Elfes, Orques et Nains se lient pour la coloniser.
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Eámanë Enialis (Valkhyria)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Mer 27 Juin - 22:26

Prénom : Eámanë - Nom : Enialis ... (Alias: ValKhyria De Delfort)
Age : 28 cycles
Race : Demi-Elfe - Sexe : Nis
Taille : 1m70 - Poids : 52kg
Yeux : vert d'émeraude - Cheveux : couleur de feu
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-Bon

Apparence:
Demie-elfe au corps frêle et longiligne née de la relation clandestine entre un elfe du nom de Gwerfaël Enialis de 262 cycles et d'une humaine nommée Anaëlle Laerilith, dont seules les oreilles petites et arrondies, la stature un peu plus haute que la majorité des nissi et les courbes à peine plus prononcées, trahissent la présence du sang atan coulant dans ses veines.
Longue et soyeuse chevelure couleur de feu dont elle ravive les reflets flamboyants par les plantes et qu'elle laisse retomber librement jusqu'aux reins lorsqu'elle est en Taurë, permettant au vent de jouer entre ses mèches.

Un léger accent 'exotique' caractérise sa prononciation elfique, devenant plus marqué lorsqu'elle s'agite. Un indice anodin de nervosité.

En ses terres d'origine, en terres inconnues et/ou selon les situations lors de ses déplacements, elle les recueille en une longue tresse qu'elle fait disparaitre sous le capuchon de sa cape qu'elle ne quitte jamais lorsqu'elle se trouve hors des territoires elfiques. Le reste du visage est couvert d'un cache-nez. Son habillement en de telles circonstances est rigoureusement masculin: ample chemisier blanc, pantalons souples et bottes en peau de daim.
Dans cet accoutrement, elle cache ingénieusement au monde entier son regard de jade et ses formes féminines par besoin de protection.
Ses grands yeux verts au regard vif et sincère sont inconsciemment ses armes de séduction les plus envoutants et périlleux, mais rares sont les humains qui ont pu en apprécier la couleur. Seuls les elfes, qu'il serait impossible de duper, ont ce privilège. En effet, depuis que son coeur appartient au Neuna de la Macari formenya, elle a totalement abandonné ses vieilles loques keldariennes pour s'adapter aux peuple elfique. Elle sera donc généralement et gracieusement vétue comme une nis en ville, ou encore telle une archère de la macari formenya durant ses déplacements en Tauré.

Sa figure fine ainsi que le teint délicat couleur pèche de sa peau lui confèrent une grande féminité et une apparence de fausse fragilité, ayant souvent le don de fourvoyer les adversaires cherchant à en découvrir les secrets.


Aime:
Sa liberté au dépit de toute règle!
Du moins c'est ce qu'elle bramait en terres Keldariennes.
Rebelle depuis toute petite, elle n'avait pensé qu'à une chose... s'évader dès que possible.
Ce qu'elle crut erronément être son héritage lui fut nié par la famille adoptive de son père Gwerfael: les De Delfort.
Ses origines elfiques lui furent cachées par vouloir respectif de ses parents et ce ne fut que par une étrange plaisanterie du destin, la menant à transgresser les confins des terres de la race première, qu'elle découvrit ses racines lui appartenir ailleurs, sous un nom qu'elle ne connaissait pas encore.
A présent, tout ce qu'elle désire de plus depuis qu'un Macar répondant au nom d'Enseldrir lui fit découvrir les beautés d'une aube en forèt ou encore le couché d'Anar au sommet de la canopée, c'est de protéger sa liberté retrouvée en son milieu naturel: la Taurë.


Deteste:
Elle se démontre totalement intolérante envers les personnes hypocrites, les traitres et les oppresseurs de tout genre.
Ayant assisté durant son adolescence à l'une des violences les plus cruelles - le viol - touchant l'être le plus proche à elle: sa mère... elle devint extrèmement méfiante de la gente masculine.
Exception faite pour son ami d'enfance Kélyan et d'un chapelain répondant au nom de Nirannor, des hommes elle ne connut que la trahison, l'abnégation, la cruauté et la violence envers les femmes...


Autres:
Son père, malgré l'impossibilité de l'accueillir parmi les De Delfort, fit en sorte qu'elle ait une excellente éducation culturelle. Il remit à sa mère Anaëlle la clé de sa bibliothèque derrière la promesse de cette dernière de n'accorder l'accès au château à Valkhyria que de nuit.
Grâce à son ami d'enfance qui partagea avec elle ses secrets martiaux lors de son apprentissage, elle manie aujourd'hui avec élégance et beaucoup de souplesse les dagues brise lame, les armes de jet et l'arc long.
De nature pacifique, la confrontation ne l'attire pas, mais elle n'hésitera pas à se battre si elle ne peut l'éviter. Timide et suspicieuse, elle ne se fie de personne (surtout si de sexe masculin) en dehors d'elle même et ne concède que très rarement sa confiance.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Ven 27 Juil - 11:33, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 29 Juin - 8:16

CHRONIQUES:
Chapitre 1 :
Prédiction, Trahison, Déception...
Image: Je vois… UN HERITIER!


- Montargent: 22 Juin du 1527ème cycle -

Cela faisait maintenant presque deux heures que Sir Gwerfaël de Delfort mesurait la longueur du couloir de sa petite dépendance isolée et située au-delà des jardins et des forêts environnants son château.
Il tournait nerveusement en long et en large tel un fauve en cage, s'arrêtant souvent devant la porte fermée d'une chambre et retenant son souffle à chaque fois pour mieux entendre, anxieux d'ouïr finalement le son des pleurs annonçant l'arrivée d'un nouveau-né.
Mais seuls les cris déchirants d'une femme dont les entrailles semblaient se lacérer à chaque contraction, brisaient le silence de cette nuit d'été sans lune.
Anaëlle maudissait le ciel et tous les saints qu'elle connaissait tour à tour à chaque poussée de douleur, tandis qu'une matrone âgée à ses côtés, dont elle ne connaissait ni le nom ni le passé, essuyait son front et ses joues perlés de sueur où se collaient les mèches blondes de ses longs cheveux. Elle tentait de son mieux, mais en vain, de la calmer lui murmurant des mots qui se voulaient être réconfortants.
Les spasmes se firent de plus en plus intenses et proches les uns des autres et Anaëlle comprit que ce supplice allait enfin arriver à sa fin.

Gwerfaël de son côté tentait de se soustraire à l'insoutenable attente se plongeant dans ses propres mémoires. Il fut forcé d'épouser Lady Kristen Deverell, la jeune adolescente que ses parents lui avaient choisi comme promise depuis longtemps pour unir les possessions de leurs deux nobles familles. Elle était d'une beauté élégante mais froide et qui ne sut éveiller en Gwerfaël aucunes émotions au-delà de la résignation. De plus, sa femme semblait ne pas réussir à lui donner l'héritier si convoité. Plusieurs cycles infructueux passèrent et quand il fut clair pour le couple que Lady Kristen était stérile, il perdit définitivement tout intérêt pour elle, allant chercher son plaisir ailleurs.
De plus en plus seule, elle plaida auprès de son mari son accord pour une dame de compagnie. Ce fut ainsi que Gwerfaël fit la connaissance et tomba sous le charme de la belle Anaëlle.
Très superstitieux depuis tout jeune, il faisait souvent appel à une clairvoyante lors des périodes les plus saillantes qui marquèrent son existence et les sentiments ardents qu'il éprouvait pour Anaëlle le poussèrent à la contacter à nouveau.


- Méfies-toi, Gwerfaël, cette femme te sera entièrement dévouée, mais votre relation ne devra pas passer les cloisons de votre chambre si tu ne veux tout perdre. Je vois..., oui... fit elle en esquissant un sourire.

- Je vois un héritier avant la fin de ton 236ème cycle. Il sera vigoureux et pur d'esprit. Il sera vite appelé à accomplir de nobles gestes au nom des Delfort.

La sibylle ne put lui donner nouvelle plus belle! Un héritier, enfin!
Il savait que Lady Kristen n'aurait osé aucune rébellion quant à l'adoption de cet enfant, lequel l'aurait soulagé du poids accusateur des deux familles.

Gwerfaël fut arraché à ses pensées par les pleurs du nourrisson, le moment était finalement arrivé. Il ne put se retenir et se précipita dans la chambre faisant claquer la lourde porte de bois au passage. Il se mit au chevet de sa maîtresse, à demi-inconsciente après tant d'efforts, lui caressant les cheveux et lui murmurant avec douceur les mots d'amour qu'il connaissait pour lui témoigner les intenses émotions de son âme. Puis il se tourna vers l'accoucheuse, lui réclamant d'un regard attendri le petit cocon gazouillant de toile. Il allongea les bras pour l'accueillir lorsqu'un pan de tissus glissa en dénudant le bambin. Il se figea sur place et sentit le sang se geler dans ses veines... Une fille!!!
Il fut d’abord frappé de stupeur, puis celle-ci se transforma en une rage sourde et froide. Il laissa tomber un sac emplit de pépites d'or sur une petite table de chevet en s'adressant à la femme âgée.


- Vous continuerez à vous occuper d'Anaëlle et de... de son enfant. Ceci pour vos services et votre silence. Et surtout, n'oubliez jamais que votre "état de santé" dépendra entièrement de ce dernier! rétorqua t'il menaçant avant de quitter la pièce.

Quelques heures plus tard, l'aube commençait à caresser l'horizon et les murs du château de ses rayons dorés, tandis qu'au loin en centre ville, les ténèbres se refermèrent à jamais sur le corps sans vie d'une jeune femme sauvagement égorgée, dont l'identité fut rapidement confirmée par les débris d'une boule de cristal éparpillés au sol.

Elle ne fut que la première victime revendiquée par le maudit secret des De Delfort...


Dernière édition par Eámanë Enialis le Ven 29 Juin - 10:39, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 29 Juin - 8:31

CHRONIQUES:
Chapitre 2 :
Une Enfance Diligente.
Image: Notre paradis au pied des monts


- Montargent: de sa naissance au 1543ème cycle -

Dès la venue au monde de la petite, Sir Gwerfaël ne fit rien manquer à cette dernière, ni à sa mère. Il décida d'allouer la propriété de la charmante dépendance de pierre à Anaëlle lui mettant ainsi un toit sur la tête où elle put tranquillement s'occuper du bien-être et de la croissance de l'enfant.
La position était idéale, à quelques lieues du Château des De Delfort, ce qui permettait à Gwerfaël de se joindre avec discrétion à sa favorite chaque fois qu'il en ressentait le besoin.
Le panorama y était époustouflant! La petite construction de trois pièces se trouvait au centre d'une magnifique vallée boisée, au bord d'une rivière qui serpentait sinueusement le long des monts dont on pouvait admirer au loin les cimes enneigées. Les lieux n'étaient que rarement fréquentés, sauf en automne, pour les activités de chasse.

Étant née d'une union illégitime et sans un nom de famille, la vie lui aurait probablement réservé plus d'une adversité et la majeure partie, des plus déplaisantes. Anaëlle décida donc d'appeler le petit cœur de son existence Valkhyria, un prénom synonyme de courage qu'elle aurait pu porter avec fierté.
Femme érudite, Anaëlle prit soin de stimuler la curiosité et la créativité de sa fille. Elle obtint de son amant, la clé de la bibliothèque du Château sous la solennelle promesse de ne s'y rendre que de nuit et d'en garder perpétuellement les portes closes.

Valkhyria vécu ainsi une enfance paisible bien que solitaire jusqu'à l’âge de cinq cycles. C'est à ce moment qu'elle fit connaissance du jeune Kélyan, de quatre cycles son ainé, qui devint rapidement son inséparable compagnon de jeux et seul ami qu'elle n'ait connu. Ce dernier aspirait par le biais d'entrainements quotidiens d'escrime et de combats corps à corps, à suivre le même chemin que son père qui servait fidèlement la petite garnison des De Delfort.
Il se servit donc de Valkhyria comme de son adversaire préféré, partageant avec elle tous les moindres secrets généralement réservés aux seuls disciples.

Les années passèrent entre les livres parmi lesquels elle adorait se perdre et les innocents divertissements de son âge. Le temps et la nature la transformèrent en une jeune et intelligente adolescente à son seizième cycle de rare beauté ayant hérité les traits fins et délicats de sa mère et l'allure fière et raffinée de son père.
Kélyan, de son coté, en fit une rebelle qui, à dépit de son aspect vulnérable, était capable de se défendre avec souplesse et élégance.

Ceci ne la préserva malheureusement pas de ce que lui réservait le proche futur cette même année.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Sam 21 Juil - 16:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 29 Juin - 8:53

CHRONIQUES:
Chapitre 3 :
Par Une Belle Soirée D'automne...
Image: Apprentissage avec Kélyan!


- Montargent: 07 Calinior du 1543ème cycle -
(Moins de 16 ans, s'abstenir de la lecture: contenu pour lecteurs avertis pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.)

Cet après-midi-là, Kélyan avait invité Valkhyria à la pêche après leur séance d'apprentissage quotidienne aux armes blanches. Sachant qu'elle était contraire à cette pratique, il savait qu'elle aurait accepté sans hésitation juste pour le plaisir de folâtrer. D'ailleurs, comme coutume, il s'attendait en sa présence de rentrer bredouille!
Les heures s'écoulèrent rapidement et le ciel commençait à offrir ses splendides reflets roses-orangés derrière la silhouette des monts.


- "Dépêches-toi Kélyan, nous allons être en retard pour le repas du soir et tu sais comme maman déteste cela!" lui fit-elle avec son habituel sourire qui avait le pouvoir de faire pâlir jusqu'aux rayons de soleil.

Ils étaient sur le point de sortir de la lisière des bois à une quarantaine de mètres de la demeure, quand le son de ricanements collectifs s'éleva dans les airs.
Valkhyria pu compter sept chevaux attachés aux piliers du portique, mais seulement six intrus à l'extérieur. Ceux-ci vidaient avec joie leurs chopines de bière avant de les remplir à nouveau. Des chasseurs de passage avec toute probabilité.
Puis elle vit apparaître sur le pas de la porte le septième de ces hommes, qui poussa sans ménagement sa mère de l'arrière vers l'extérieur avec ses deux bras, puis d'un grand coup de pied, la projeta violemment face à terre au milieu de ses compagnons.
L'un d'eux lui releva la tête empoignant et tirant avec force une grosse touffe de ses beaux cheveux.


- "Regardez mes amis, quelle magnifique proie nous avons là!" fit ce dernier sur un ton satisfait.

Avant que Valkhyria ne puisse réagir, Kélyan la tira sèchement par le bras, la faisant tomber avec lui derrière les buissons, l'immobilisant à son corps et couvrant sa bouche de sa main libre pour l'empêcher de trahir leur présence.
La jeune se débattit avec force mais inutilement, Kélyan étant beaucoup plus grand et fort qu'elle.


- "Je vous en supplie!... Par pitié!"

Sa mère pleurait et implorait ses persécuteurs de la lâcher, ce qui n'eut pour effet que d'augmenter leur acharnement. Elle fut brutalement traînée vers le bord de rivière, puis deux d'entre eux s'affairèrent sur ses vêtements.

Kélyan sentit Valkhyria trembler contre lui de la même rage qui le rongeait. Il dut faire appel à son-sang froid pour ne pas se laisser tenter comme elle à se lancer au secours de la pauvre femme. Il ne pouvait plus rien faire pour elle, mais il avait néanmoins encore la possibilité d'épargner à la jeune fille le sort de sa mère.
Son amie continuait à protester et à gémir bruyamment. Trop excités, la bande d'agresseurs ne semblait pas l'entendre, mais pour combien de temps encore?


- "Shuuut, je t'en prie Val," lui murmura-t-il sachant que rien n'aurait pu la calmer à cet instant.

Les hurlements d'Anaëlle se suivirent pendant plusieurs minutes puis cessèrent alors que le premier corps la couvrit, successivement remplacé par d'autres.
Ce ne fut qu'après quelques temps qu'ils perdirent enfin tout intérêt envers leur victime inanimée et s'éloignèrent finalement de la propriété.

Valkhyria enfin libre de l'étreinte de son camarade, se rua vers sa mère, se jetant tout en sanglotant à ses côtés. Son pouls battait encore fortement, mais ses yeux avaient perdu toute étincelle de vie suite au choc des violences subies.
Kélian juste derrière elle, ôta sa chemise et recouvrit ce qu'il put du corps invisiblement martyrisé avant de la soulever pour la ramener à l'intérieur de la dépendance.
Ce faisant, il s'adressa à Valkhyria dans l'espoir que ce qu'il allait lui dire, aurait en parti plaqué le mal fait.


- "J'en ai reconnu deux d'entre eux qui sont sous les ordres de mon père Val et les cinq autres seront vite démasqués. Je te promet sur ma propre vie qu'aucun d'eux ne vivra pas assez longtemps pour connaitre sa progéniture!"

Cette soirée-là, Valkhyria perdit le réconfort d'une mère qui fut aussi sa meilleure amie. Et avec elle, une partie de son innocence. Ce soir-là, son joli sourire fut remplacé par le regard froid exprimant les maux d'un cœur se faisant de glace.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Sam 30 Juin - 11:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 29 Juin - 10:08

CHRONIQUES:
Chapitre 4 :
Montargent, Adieu.
Image: Méditation avant le départ


- Montargent: 22 Volganor du 1548ème cycle -

La santé psychologique et physique d'Anaëlle continua à se détériorer durant les cinq années qui suivirent cet épisode.
Valkhyria par contre, avait depuis lors par réflexe de protection, rangé la totalité de ses jupes et robes dans une malle, leur préférant de confortables pantalons de cuir et de daim.
Kélyan quand à lui, tint sa parole. Il lui fallut presque un cycle, mais il traqua un après l'autre les coupables s'étant taché du crime le plus vil qu'un homme puisse perpétrer envers une femme. Puis il rejoignit le père sous les ordres de Gwerfaël, couronnant ses rêves d'enfance, mais limitant ainsi leur fréquentation à de très rares visites.

Un jour de Volganor, tandis qu'elle était assise au bord de la rivière, courbée sur des vêtement à laver, Anaëlle fut surprise par une forte tempête de pluie qui la trempa jusqu'à l'os avant qu'elle n'ait pu avoir le temps de rentrer à l'abris. La toux commença le soir même, tandis que le lendemain ce fut le tour de la fièvre.
Valkhyria sous demande de sa mère, fit appeler Sir Gwerfaël et fut ensuite éloignée et tenue à l'écart de tout. Malgré les soins que la position des De Delfort permettait, ceux-ci s'avérèrent inutiles et elle continuait à s'affaiblir un peu plus de jour en jour.
Sentant la mort approcher, Anaëlle fit appeler sa fille à son chevet, n'ayant le courage de l'abandonner lui niant le droit de connaître la vérité. En entrant dans la pièce, le cœur de la jeune femme se serra douloureusement à la vue du visage éprouvé et creusé de sa génitrice.
Elle s'approcha d'elle, lui prit la main et caressa sa joue contre le dos de sa paume en un geste de profonde affection.


- "Mon petit ange..." lui fit elle avec un fil de voix.
- "Regarde au fond de ma mallette..., tu y trouveras... un coffret de bois vernis. Prends-le, il... t'appartient à présent."

Puis trop faible pour continuer, elle referma les yeux se laissant glisser dans le sommeil. Ce fut ainsi, lors d'une froide matinée d'hiver, qu'elle se laissa vaincre par la pneumonie. Ce jour-là, le manteau de glace couvrant l'âme de Valkhyria depuis cinq ans, se brisa juste assez avant de se reformer plus épais que jamais, pour lui permettre de donner libre cours à la douleur de perdre, en quelque sorte, pour la deuxième et dernière fois l'être le plus cher au monde.
Ses larmes épuisées, Anaëlle ayant reçu digne sépulture, elle décida de quitter les lieux n'ayant plus aucun lien qui la retenait. Préparant ses quelques effets personnels, sont regard tomba à nouveau sur le coffret dont elle avait oublié l'existence. Elle souleva délicatement le couvercle et y trouva de nombreuses lettres nouées par un long ruban de velours rouge. Elles étaient toutes de la part de Sir Gwerfaël et la plupart dataient des deux années suivant sa naissance.
Elle commença la lecture de la première, mais ne put arriver à la fin, laissant cette dernière s'échapper de ses doigts, abasourdie de ce qu'elle venait de lire.

Tout devenait clair à présent! Les fréquentes visites de Sir Gwerfaël, toutes ses attentions à son égard, les petits privilèges dont elles avaient joui... Une De Delfort, voilà qui elle était donc!
Encore sous l'effet de l'impact d'une telle révélation et se souciant peu des possibles conséquences, elle décida d'aller affronter sur le champ Sir Gwerfaël en sa demeure.
Elle remit soigneusement les lettres à leur place et fit disparaitre le coffret dans sa besace.

Elle pénétra dans le château par la bibliothèque dont elle avait la clé et de là, se rendit dans le studio de Gwerfaël violant la règle imposée par ce dernier de ne jamais passer outre les portes de la salle de lecture. Avec une fureur incontrôlée, elle fouilla chaque recoin et angle de la pièce, chaque tiroir, dans l'espoir de trouver quelques indices supplémentaires à propos de ce qu'elle venait d'apprendre sur ses origines. Elle se retrouva bredouille, mais tandis qu'elle méditait sur les possibles collocations qu'elle aurait pu avoir négligé, elle s'aperçut des magnifiques tableaux représentant les prédécesseurs de la famille de Delfort qui recouvraient une grande surface des murs. Une chose la frappa de suite, ils avaient tous un point en commun... La représentation d'une superbe épée, dont la garde à six pointes lui conférait une certaine agressivité tout en gardant une ligne très raffinée ultérieurement enrichie d'une superbe pierre incrustée en son centre. Puis son regard tomba avec émerveillement sur l'arme elle-même, soigneusement placée dans une vitrine de verre celée et dont le diamant qui ornait le pommeau reluisait de mille feux! Elle lui revenait donc de droit et sa décision fut prise, elle serait revenue réclamer un jour sa place au sein des De Delfort. Mais il lui fallait d’abord se créer une position honorable, aspirer à un rang de haut prestige au sein du royaume. Un statut tel que nul n’aurait pu lui renier la revendication de son nom.
Elle se munit d'un presse-papier de marbre qui se trouvait sur l'écritoire et l'utilisa pour briser la vitre et s'emparer de l'arme pour mieux l’observer. La prenant avec révérence, elle fit ensuite quelques mouvements circulaires faisant chanter la lame dans les airs pour en soupeser le balancement qui s’avéra parfait.

Le fracas fut énorme et son intrusion désormais publique! Elle remit l’épée à sa place et revint rapidement sur ses pas fermant à nouveau la porte de la bibliothèque derrière elle, tandis qu’un son de marches en bois craquelant se faisait entendre de plus en plus proche dans le couloir. Elle ne s'attarda pas plus sur les lieux et disparut dans la nuit aussi rapidement qu'il lui fut possible. Elle se réfugia à quelques lieux de là dans la chapelle de propriété pour rendre un dernier hommage à sa mère Anaëlle. Elle fit sur sa tombe le serment de ses intentions et après une dernière méditation, elle donna son dos à Montargent sans se retourner, se laissant guider par les étoiles vers sa destinée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Sam 30 Juin - 12:04

CHRONIQUES:
Chapitre 5 :
Montargent, Adieu.
Image: L'habit ne fait pas le moine...


- Les contrées: du 1548ème au 1550ème cycle -

Une silhouette sombre longeait silencieusement les murs d’un petit village de Keldarie par une nuit calme et sans étoiles. La figure était totalement couverte d’une longue cape noire ne laissant passer que ses bottes de cuir souple de la même couleur. La capuche qui lui recouvrait entièrement la tète ne laissait rien percevoir de son visage, lui donnant ainsi un aspect spectrale malgré la stature moyenne et la constitution qui se devinait être plutôt frêle.
Les sens en alerte, il suivait le son de pas de sa future victime. La cible désignée était un homme de corpulence moyenne au sourire carié approchant la cinquantaine et client habituel de tavernes où chaque soir il dépensait une grande partie du butin de ses escroqueries en hydromel et douce compagnie. La cadence de ses enjambées trahissait son état peu sobre, il commença d’ailleurs à siffloter allègrement sous l’effet de l’alcool, totalement ignare de l’intrus qui le talonnait comme sa propre ombre.
Ce ne fut qu’une fois devant la porte de son habitation que son chant s’estompa. Il enfila une main dans ses poches à la recherche de son trousseau de clés, grommelant d’incompréhensibles obscénités quand il s’échappa de sa poigne, l’obligeant à se pencher pour le ramasser. Il dut le retourner plusieurs fois entre ses mains avant de trouver la clé s’adaptant à la serrure. Il fit pour allonger la clé vers cette dernière quand il sentit un bras lui encercler soudainement le cou, tandis que la pointe tranchante d’une dague lui pressa la joue droite, menaçant de la lui percer. Son front se perla de sueur froide lorsque le souffle chaud de son agresseur vint lui caresser l’oreille gauche.

- Tu portes sur toi une jolie petite sacoche veloutée qui ne t’appartient pas, l’ami. Épargnes-moi la peine de devoir la récupérer avec la force, veux-tu? Allonges-la moi très lentement sans te retourner et en faisant bien attention de ne pas m’énerver avec des mouvements trop brusque si tu tiens à ta misérable vie!

La menace à peine audible fut murmurée d’une voix aussi douce que trompeuse, tant et si bien qu’il sentit la chair de poule lui hausser le poil en un clin d’œil. Ainsi, l’homme s’exécuta sans résistance aucune, priant mentalement tous les saints lui venant à l’esprit.
Une fois allégé de la bourse, il ouvrit la porte d’entrée comme le lui ordonna son assaillant et fut projeté au sol à l’intérieur du logis sans ménagement, le battant se refermant bruyamment derrière lui.
De nouveau seul sous la protection de la lune, le roublard prit la fuite se dilatant dans les ténèbres, alors que derrière lui, les premières fenêtres s’illuminaient de la faible lueur des chandelles que quelques curieux allumèrent, leur sommeil brusquement interrompu par les appels tardifs au secours du plaintif.

Une fois en sécurité entre les murs de sa chambre, Valkhyria fit glisser sa capuche pour dégager sa soyeuse toison de feu et s’adossa un instant à la porte pour reprendre son souffle. Elle se dirigea ensuite vers sa couche, posant sa cape sur le dos d’une chaise au passage et se laissa tomber sur le lit savourant, les yeux fermés, la paix retrouvée. Puis elle rouvrit les paupières, faisant rebondir plusieurs fois la sacoche au creux de sa main droite, tandis qu’un sourire de satisfaction étira lentement le contour de ses lèvres pulpeuses. Ce dernier mandat fut l’un des plus simples et des plus paisibles à porter à terme, un succès sans fautes. Les pépites d’or qu’allait débourser le légitime propriétaire des bijoux qu’elle venait de récupérer et avec lequel elle avait négocié le prix de ses services le jour précèdent, aurait suffit à lui mettre un toit sur la tète et assez de nourriture sous la dent pour une période de deux ou trois lunes, lui concédant le temps nécessaire de se procurer une nouvelle mission rémunérée.

C’est ainsi qu’après avoir quitté sa ville natale, elle survécut les deux années suivantes, vendant ses services "martiaux" tout en respectant un unique principe de base: JAMAIS au service du mal!
Elle prêta son expertise aux victimes et aux plus faibles, se faisant payer en pépites par les plus riches et se contentant d’une couche et d’un repas chaud par les plus démunis. Le succès de son activité était principalement attribuable à la fausse identité qu’elle s’était forgée aux yeux du monde entier, masquant sa féminité sous le travestissement de Sire Aaron de Delfort, un fils d’Ithoria, descendant d’une noble famille, qui suite à un tragique incendie couvrait entièrement le visage et les parties de son corps sauvagement ravagés par les flammes.

L’épisode d’abus sexuel auquel elle assista changea entièrement le cours de son existence et ses choix. Bien qu’elle maniait les dagues avec aisance et se distinguait avec les armes de jet, elle leur préféra l’arc dans le but, probablement inconscient, de "minimiser" les contacts physiques avec le reste du monde. Depuis, elle convoitait secrètement l’achat d’un superbe arc long, dont le prix exorbitant dépassait encore ses limites. Au fil de sa formation, elle prit un plaisir démesuré pour cette arme silencieuse qui offrait à son possesseur deux avantages vitaux que peu d’autres garantissaient: La surprise et la distance.

Il était temps de se reposer. Le lendemain, après avoir récolté son salaire, elle se serait mise de nouveau en route pour se diriger vers Dalriel, que l’on nommait "La Lumineuse". Là se serait dévoilé une fois pour toute son destin et il ne manquait que quelques jours de marche…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Sam 30 Juin - 12:08

CHRONIQUES:
Chapitre 6 :
Enfin Compagnon!
Image: Ruelle de Dalriel


- Dalriel: 04 Dilannel du 1550ème cycle -

Cela faisait presqu'un mois que Valkhyria était arrivée à Dalriel. Elle avait entendu dire qu'on y cherchait de nouvelles recrues assez fréquemment, ce fut donc pour elle l'occasion tant convoitée de s'unir à un groupe pour arriver à ses propres fins.
Elle fit ainsi le tour de la ville, se rendant assez souvent durant les heures diurnes sur les places marchandes en quête de plus amples renseignements sur les différents ordres pouvant lui offrir les conditions nécessaires à une rapide évolution des capacités qui lui avaient été inculquées depuis son enfance. Malgré les nombreuses informations recueillies, elle était encore trop incertaine pour prendre une décision qui aurait, sans ombre de doute, changé radicalement le cours de sa vie.
Un soir, alors qu'elle traversait des étroites ruelles internes, elle fut attirée par un retentissant brouhaha qui semblait parvenir d'une petite bâtisse se trouvant au coin de rue.


-"La taverne!" s'exclama t'elle en esquissant un sourire.

Quelle idiote de ne pas y avoir pensé plus tôt!
Elle fouilla ses poches et en sortit plusieurs keldors, cela aurait largement suffit pour détendre quelques langues assoiffées, en outre à cette heure tardive, elle était quasiment certaine que plus d'une d'entre elles s'étaient déjà délassées.
Elle s'arrêta devant le pas de la porte juste le temps de remonter son cache-nez, ceindre ultérieurement sa cape autour de son corps et de s'assurer que sa capuche fut assez basse sur ces yeux pour ne rien laisser transparaître de son travestissement.


-"Sir Aaron de Delfort... A' vous de jouer..." se dit-elle en guise d'encouragement.

Sur ce, elle oxygéna ses poumons d'un grand coup d'air pour calmer le rythme des battements de son cœur qui s'emballait souvent quand elle devait pénétrer en des lieux publics très fréquentés. Une fois rentrée, elle repéra une petite table vide dans un coin retiré et obscur et si installa. Seules quelques minutes s'écoulèrent quand elle fut abordée par un individu qui semblait avoir déjà perdu le compte de ses verres de bière et cela ne lui plaisait pas du tout.


-"Sir... Hic! Vous... heu... ne me semblait être... Hic! ...de ces lieux!" lui fit-il avant de reprendre une nouvelle gorgée de son breuvage.

"Passer votre chemin, mon ami. Je n'ai guère de temps à perdre avec vous!" rétorqua t'elle, désappointée de ne pas avoir une dague à portée de main.

-"Arfff! Vous n'oseriez pas vous adresser... hic! à moi de telle sorte si j'étais... Hic! Une Lame de la Foi! Sir Ragnak aurait su... Hic! ...Comment disposer d'un jeune impudent comme vous!"

-"Sir Ragnak, dites-vous!" fit-elle soudain captivée, en lui indiquant le tabouret en face d'elle et faisant glisser un keldor sur la table pour s'assurer sa complète attention. Elle en avait déjà entendu parler et son nom semblait s'être répandu sur les bouches d'un grand nombre d'habitants de Dalriel.

-"Que pouvez-vous me dire de ce dernier et sur l'ordre des Lames de la Foi?"

L'ivrogne s'avéra être une source inattendue de révélations. Quand il s'affaissa sur la table et qu'il fut désormais clair qu'elle n'en aurait rien tiré de plus, elle prit plume et papier de son sac, y jeta quelques phrases. Une fois à l'extérieur de l'édifice, elle confia à sa petite piomette Zéphira la missive à l'égard de Sir Ragnak de Lunelame sans couver trop d'espoirs quant à son admission au sein de son ordre.

----------------------------------------------------------

Dalriel: 06 Dilannel du 1550ème cycle

-"Valkhyria, Valkhyria!" s'exclama Zéphira en sautillant de joie un peu partout dans la pièce.
Pour toute réponse, son amie poussa ce qui sembla être un grognement puis se retourna de l'autre coté.


-"Allez ma grande! C'est plus l'moment d'flaner sur ton oreiller!" continua t'elle en attrapant un angle de sa couverture et la tirant de toute ses forces pour permettre à la fraicheur de la pièce de frapper la peau du corps nu de sa maitresse. Cette fois, Valkhyria sursauta immédiatement et s'empressa de se laver et de s'habiller pour se protéger des frissons qui la parcourraient maintenant des pieds à la tête.

-"C'était quoi tout ce tapage? Qu'est ce qu'il te prend ce matin?" lui demanda-elle ensuite d'un ton réprobateur pour l'avoir éveillé de telle sorte, mais qui sembla n'avoir aucun effet sur la petite.

-"Une missive de la part de Sir Ragnak de Lunelame, depuis la ville de Xhiarta. Tu es Compagnon de l'ordre des Lames de la Foi!" fit-elle en reprenant de plus belle ses bonds d'enthousiasme.

Ce fut ainsi qu' avec un empressement sans pareil, elle se prépara au départ pour rejoindre ses futurs confrères.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Sam 30 Juin - 14:58

CHRONIQUES:
Chapitre 7 :
Intégration peu orthodoxe.
Image: Traversée de la zone boisée vers Xhiarta


- Xhiarta: 25 Dilannel du 1550ème cycle -

Valkyria marchait depuis plusieurs heures maintenant et avait définitivement laissé derrière elle les fastes et les commodités de Dalriel. La terre battue fit vite place à un sous-bois qu'elle traversa aussi vite qu'elle le put, ce dernier pouvant abriter toute sorte de créatures qu'elle préférait éviter tant que possible. Ce ne fut qu'après trois jours et trois nuits de trajet et l'abandon de presque toutes ses provisions au bénéfice d'un Chef Gnoll pour avoir sa vie sauve, que Valkhyria arriva enfin à destination à la ville de Xhiarta. Elle se retrouva à l'extrémité Nord-Est de la palissade, et fut accueillie par le son familier de lames se croisant et se percutant. Elle s'accroupit dans l'herbe haute pour mieux observer le déroulement de l'entrainement de ses futurs compagnons.

Ce jour-là, le temps virait à la tempête. De lourds nuages couvraient le ciel et un vent d'Est s'était levé portant la fraîcheur des montagnes avec lui. Deux Lames se faisaient face. Celle à la chevelure blonde apprenait quelques bottes dont il avait le secret à son opposant qui malgré sa stature légèrement plus basse, se défendait de ses attaques avec une grâce et une maitrise hors du commun. Mais un orque vint se placer au beau milieu de son champ de vision, elle bascula donc son corps à l'avant pour obtenir une vue plus ample.
Soudain, alors que l'un des compagnons s'offrait une pause, un bruit d'une branche sèche se fit entendre dans son dos au milieu des quelques fourrés situés non loin de là.


CRACK!... Quelle triste figure faisait-elle pour une future aspirante Lame Furtive! Elle s'en mordit la lèvre inférieure de honte!

L'homme se retourna immédiatement cherchant du regard ce qui pouvait en être la source. Arme au poing, il s'avança prudemment, son ami à la chevelure dorée lui emboitant le pas. Quelle ne fut pas leur surprise de voir, à leurs pieds, un homme étalé de tout son long. L'individu de faible corpulence, face cachée par une capuche paraissait être gêné de sa chute.

Valkhyria se retrouva ainsi une paire de bottes en cuir marron venant se placer sous le bout de son nez lui anéantissant définitivement toute fierté.


- Eh bien l'ami, voilà une posture qui ne sied pas à son homme. Aurais-tu trop bu pour te vautrer dans l'herbe tendre? lui demanda l’homme aux cheveux d’ébène dont elle avait admiré le style et les mouvances.

Les compagnons partirent dans un fou rire. L'éclat de leur divertissement fut, pour son ego déjà fortement atteint, plus dévastateur que ses propres blessures encore fraiches et saignantes. Elle serra les dents et se releva non sans mal à cause de ses plaies qui continuaient à la tourmenter. Mais elle trouva la force nécessaire pour se redresser en pensant au plaisir qu'elle aurait éprouvé si seulement elle aurait pu lui effacer ce blanc sourire de son beau visage à l'aide d'un bon coup de pied dans les mollets!

Le compagnon ayant parlé, voulant montrer qu'il n'était pas un mufle se présenta.


- Permettez-moi de me présenter. Nirannor et voici sir Dagren Cain. Nous sommes tous deux lames de la foi. Et vous? Etes-vous du village ou d'ailleurs?

- Salutations, je me nomme Aaron de Delfort.
- Sir Nirannor..., Sir Dagren Cain...


Elle adressa à chacun d'entre eux une légère révérence de la tête, qui non seulement aurait été perçue comme une forme humble de respect, mais qui lui aurait surtout permit de tenir le front vers le sol et la capuche basse afin que nul ne puisse deviner son visage ou ses yeux. Elle allait répondre à sa question quand elle sentit sous les pieds de très légères secousses. Elle se tourna discrètement vers sa gauche et se raidit à la vue de l'orc qui se dirigeait à son égard, hache à la main... Sir Ragnak avait vu les deux lames armes au poing se diriger vers les fourrés et semblait prêt à aider ses hommes.

-Ce n'est rien Sir Ragnak, juste un homme un peu malheureux dans ces pas! Il se nomme Aaron de Delfort". fit Nirannor en rengainant son épée.

Valkhyria remercia mentalement le ciel et Keldar de son capuchon qui ne laissa rien paraître de ses émotions qu'on aurait pu aisément lire dans l'expression cristalline de son regard, couvrant ses yeux ronds de stupéfaction à la vue du colosse.
Maintenant que l'Orque se trouvait à ses côtés, elle pouvait en ressentir toute la force et le charisme qu'émanait son aura. Il la scruta sévèrement, lui sembla-t-il, pour une durée qui lui parut interminable, l'obligeant à retenir son souffle tant elle se sentait petite et fragile à ses côtés, telle une fleur dont il aurait pu froisser les pétales à sa guise entre ses doigts s'il en décidait ainsi. Puis le visage de l'Orque se relaxa enfin pour lui souhaiter la bienvenue et l'inviter à suivre ses prochains cours, avant de s'en retourner à ses occupations.

L'intrusion de Sir Ragnak avait coupé court la curiosité que Sir Nirannor semblait nourrir sur les origines de la jeune femme, lui épargnant ainsi la fatigue de chercher de convaincantes échappatoires. Les deux compagnons reprirent donc leur entrainement, tandis qu'elle décida de faire un tour dans le campement pour se familiariser avec ce dernier.

Sir Ragnak avait, comme il se doit pour un combattant de son rang, sa propre tente. Mais la majorité des compagnons eux, dormaient dans de petites tentes en commun avec un ou deux de leurs confrères. Valkhyria présageait déjà de nombreuses nuits à la belle étoile...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Sam 30 Juin - 15:28

CHRONIQUES:
Chapitre 8 :
Une Lame... tranchante!
Image: Sir Nirannor - Lame Artisanale


- Xhiarta: 25 Dilannel du 1550ème cycle -
(entre les murs de la forge 1' partie)

Valkhyria était encore en train de fouiller dans ses pensées parmi les quelques possibilités qui se présentaient à elle pour résoudre son dilemme de couchage, quand elle se retrouva nez à nez avec Sir Nirannor, lequel évita la collision de justesse en lui bloquant les épaules à bout de bras. Elle farfouilla des mots d'excuse, faisant un pas vers l'arrière pour se libérer, gênée par ce contact inattendu.


- Et bien, cela fait deux fois que nos chemins se rencontrent en très peu de temps, si vous le souhaitez accompagnez-moi jusqu’à la forge, nous pourrons faire plus amples connaissance et je ne risquerai pas de vous percuter pour de bon au détour d’une ruelle !!

Nirannor était joyeux et l'arrivée de ce nouveau compagnon chatouillait sa curiosité. Il avait en effet quelque chose de particulier, pensa t'il.

Décidemment, elle n'avait pas de chance, pensa en contrepartie la jeune femme! Il fut le témoin constant de ses étourderies depuis sa venue au campement! Ceci dit, son visage était si radieux et il lui offrit un sourire si épanoui que sa curiosité de femme dépassa le sens de sa prudence et elle ne put freiner y résister.


- Sir, votre humeur est telle qu’elle pourrait être contagieuse!

Le compagnon semblait n'avoir attendu que cette opportunité pour défouler sa joie! Impatient de se préparer à partir suite à une telle annonce, il lui fit part en cours de route de sa promotion à Lame Artisanale. Cela ne pouvait tomber mieux, pensa-t-elle. Elle saisit l'occasion sans aucune hésitation et lui demanda si elle pouvait prendre usage de sa tente lors de sa période d'absence et si cela ne le gênait point, de lui accorder gentiment quelques minutes pour un contrôle rapide de son équipement avant son départ.
Elle avait déjà pu constater qu'il était de nature très curieuse, mais aussi très généreuse. Il ne refusa en effet aucune de ses requêtes.


- En ce qui concerne la tente, je peux vous la prêter, je vais à Kelean et je n’en aurai pas besoin. Pour votre équipement, je me ferai une joie de vous le vérifier, je vois déjà que votre armure a quelques coups et qu’elle mériterait une petite réfection.

Arrivés sur les lieux, il enfila son tablier et se mit de suite à la tâche avec entrain. De son coté, elle profita de son occupation pour donner libre cours à sa curiosité et fouiner un peu dans la pièce. Elle s'arrêta près d'une longue table de bois massif sur laquelle plusieurs outils y étaient rangés et ne put ne voir la magnifique couleur d'une pomme bien rouge dans la besace de Sir Nirannor, qui s'était ouverte accidentellement quand il l'avait posé. La jeune femme n'avait pas mangé depuis près de trois jours, ayant, en cours de route, dû sacrifier aux loups ses provisions pour se sauver la vie. Son estomac ne se fit pas attendre et commença à se plaindre bruyamment. Elle fouilla ses poches, mais à sa grande consternation, elle n'avait sur elle aucun keldor et ne pouvait donc en proposer l'achat. Elle avait honte rien que de penser à l'acte du vol, mais son estomac reprit de plus belle, la pomme était si invitante, elle avait si faim... Elle ne voulut pas contempler la simple prière d'une donation, de peur d'un refus de sa part. Elle ne résista pas plus longtemps et allongea le bras vers sa tentation. Sa main venait de se refermer sur le fruit quand elle fut subitement bloquée par la lame d'une épée prête à lui trancher le poignet si elle s'hasardait à bouger encore d'un seul millimètre!

- Si vous ne souhaitez goûter de ma lame, je vous conseille de bien faire attention à votre prochain geste. Je ne sais pas ce qui me retient de vous corriger!!

Nirannor se tenait en face d'elle le regard froid et furieux. Voilà que ce jeune compagnon tout juste intégrer dans l’ordre s’amusait à fouiller dans les affaires de ses confrères. Il approcha son corps de façon menaçante, tandis qu'elle fit la seule chose possible, reculer son propre buste à l'arrière pour éviter sa colère. L'expression sanguinaire de son regard était ultérieurement accentué par le brun profond et pénétrant de ses yeux, lui donnant des sueurs froides. Elle réalisa à cet instant précis que sur le champ de bataille, Sir Nirannor devait être un redoutable adversaire et à présent, c'était à elle qu'il en voulait! Tremblante, le souffle accéléré par son affolement, elle lâcha prise et le fruit tomba à terre pour rouler et heurter le pied de l'homme tandis que son estomac, encore penaud, reprit à chanter une nouvelle fois. Le compagnon baissa les yeux, levant un court instant un sourcil interrogateur à la vue de la pommette avant de concentrer à nouveau son regard sur elle... Le silence se fit lourd, et Valkhyria se maudit mentalement pour avoir osé faire une chose qui allait contre tous ses propres principes et devant lesquels elle n'avait jamais vacillé auparavant. Il se montra surprit de sa conduite pour un simple fruit, ayant probablement pensé que ce fut à sa bourse qu'elle avait miré. Et comment lui donné tort! Elle même serait parvenue à cette conclusion. Il sembla hésiter un moment pondérant la situation, puis les traits de son visage s'adoucirent tandis qu'il fit disparaître son arme dans sa gaine.

- Mais n’avez-vous pas mangé pour voler un fruit? Vous mériterez que je vous…

Soudain, Nirannor se souvint de certains jours ou lui aussi aurait fait n’importe quoi pour manger. Le compagnon Aaron semblait très amaigri, sans doute par manque de nourriture et il ne souhaitait punir un homme dans cet état.

- Allez voir Madame Grulich, la femme du forgeron, de ma part. Elle vous donnera de quoi rassasié votre faim et puis, la prochaine fois, demandez-moi, cela vous évitera quelques peurs.

Avec ses derniers mots, ce fut à lui de la désarmer... Non seulement il fut indulgent, décidant de passer l'éponge sur les faits... mais il lui donna les indications pour un bon repas chaud et se portant garant d'elle par son nom. Comment ne pas se sentir infâme devant une telle générosité... Avec ces quelques phrases, il l'avait châtié bien plus intensément qu’aurait pu le faire un fouet!

Puis l'ombre d'un doute intenable s'empara d'elle. Il avait heureusement compris, mais allait-il la dénoncer à leur supérieur? Avait-elle gâché la plus magnifique des occasions de faire partie des Lames de la Foi avec tant de stupidité dès son arrivée?


Dernière édition par Eámanë Enialis le Ven 6 Juil - 10:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Sam 30 Juin - 15:44

CHRONIQUES:
Chapitre 9 :
Un secret... à deux!
Image: "Demoiselle... de Delfort!"


- Xhiarta: 25 Dilannel du 1550ème cycle -
(entre les murs de la forge 2' partie)


- Maintenant, enlevez-moi cette armure que je puisse faire mon travail fit Nirannor oubliant les faits. À ces derniers mots, il sentit une gêne dans le compagnon. Sa capuche toujours sur sa tête, il semblait ne pas avoir entendu.

Valkhyria qui méditait encore sur les répercussions de son geste fut abruptement arrachée à ses pensées par les propos du forgeron et se pétrifia quand elle prit conscience de ses intentions. De la honte, elle passa immédiatement à une sourde agitation quand il l'invita à ôter son armure pour la retaper! Elle chercha de son mieux une excuse plausible, mais sous l'effet de la panique, ne sentait que le néant total... Il insista de nouveau, allongeant déjà ses bras vers elle, prêt à l'aider à s'en débarrasser.

- Ne vous inquiétez pas, je ne dirai mot à quiconque. Allez, ôtez moi votre armure plutôt que de regardez vos pieds! continua ce dernier

- NON! fit-elle bondissant comme un chevreau


Cette fois Nirannor se trouvait visiblement dérouté... Se rendant de suite compte de sa réaction disproportionnée, elle tenta tant bien que mal de se rattraper.

- Je... Je vous remercie Sir Nirannor, ce ne sera pas nécessaire, j'ai déjà abusé de votre temps plus qu'il ne le fallait. Vous avez fait un admirable travail avec ma dague et l'armure pourra entendre une prochaine fois. De plus, vous devez encore vous mettre à vos propres tâches pour votre départ...

Était-il convaincu? Son expression laissait paraitre le contraire...

Le frêle Aaron semblait maintenant fuir la forge, avait-il eu honte de son geste? Nirannor ne s'en laissait pas compter et d'un geste attrapa le bras du compagnon.


- Allez, je vais vous l'ôter moi-même votre carapace, jeune compagnon! N'était-ce pas vous qui me demandiez il y a quelques instant de vérifier votre équipement? Je ne peux vous laisser vous entraîner avec une armure défectueuse, Sir Ragnak m'en voudrait de ne pas l'avoir vérifié.

Prisonnière de sa poigne, Valkhyria ne réalisa que trop tard les intentions de Sir Nirannor, lequel relevait déjà les pans de sa cape pour parvenir aux embrasses latérales de cuir tressé qui assuraient son armure. Initialement frappée de stupeur, elle commença ensuite à se débattre comme le ferait un chat poussé vers l’eau.

- Lâchez-moi, LÂCHEZ-MOI vous dis-je!

A rien ne valurent ses protestations verbales et physiques. Les deux n'avaient pas la même force. La lame plus expérimentée ne mit pas longtemps pour mettre à nu le compagnon. Ils ne suffirent donc que quelques minutes aux mains expertes de Nirannor pour en desserrer avec dextérité les liens et l’en débarrasser de son poids. Il emporta involontairement dans son geste cape et capuche qui tombèrent au sol, libérant ainsi une luxuriante queue de cheveux aux reflets de feu qui glissa harmonieusement le long du dos de la jeune femme.
L’homme ne put que suivre son instinct, plongeant son regard dans le vert émeraude de ses yeux pour descendre ensuite vers le rosé de ses lèvres pleines et sensuelles, conscient à présent de l’origine de l’étrange comportement que le nouveau compagnon avait manifesté dès son arrivée au campement. Elle profita des quelques instants de perplexité de la lame pour libérer son bras de son étreinte et le gifla furieusement après lui avoir arraché l’armure des mains, la serrant à nouveau à son corps en guise de protection.
Nirannor ne réagit point, préférant lui laisser le temps de se défouler de ses émotions. Ses lèvres tremblaient de colère, tandis que la couleur de ses yeux s’intensifia de par les chaudes larmes qui s’y formaient déjà.

- Êtes-vous donc satisfait à présent?

Elle n’attendit de lui aucune réponse, tournant sur ces talons et allongeant une main pour ouvrir la porte vers la fuite. Elle tournait déjà la poignée quand Sir Nirannor se rapprocha d’elle après avoir recueilli de terre les affaires de la jeune femme. Puis la faisant volter vers lui, il lui recouvrit à nouveau les épaules de sa cape et lui remonta la capuche sur le visage, avant de prendre parole pour la surprendre une nouvelle fois.

- Je vous déconseille fortement de sortir dans cet état "Demoiselle"... de Delfort. Si vous tenez encore à votre anonymat, tâcher dans le futur d’être plus prudente, vos paroles et vos actes pouvant vous trahir.

Il hésita un court instant avant d’ajouter:

- Ma tente reste à votre disposition si vous le désirez toujours.

Valkhyria ne répondit pas. Elle se débarrassa d’un léger et rapide revers de sa main de celle de l’homme qui se trouvait encore aux prises avec l’encolure de sa cape et sortit dans la fraîcheur de la nuit. Elle ne pouvait se passer de sa tente, mais serait restée à jeun plutôt que de lui donner la satisfaction d’aller mendier un repas liant son nom au sien!

- Rustre, goujat, brute, MUFLE! marmonnait-elle à dents serrées, encore sous l’emprise de la rage qui ne semblait vouloir se dissiper…
Arrivée au campement, elle vit que les compagnons étaient tous en train de se mobiliser. On lui fit part que sous ordre de Sir Ragnak de Lunelame, tous devaient se rendre immédiatement à Boislise.
Tout compte fait, la tente de Sir Nirannor s’avérait désormais inutile.
Certaine qu’à cette heure-ci, il avait surement déjà laisser Xhiarta derrière lui, elle se chargea de démonter cette dernière et de récupérer un petit trousseau que Sir Nirannor avait sans doute laissé derrière lui par manque de temps ou inadvertance, puis se mit en route.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Sam 21 Juil - 16:15, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Dim 1 Juil - 18:51

CHRONIQUES:
Chapitre 10 :
Les Maudits Marais De Boislise
Image: Zone marécageuse de Boislise


- Boislise: du 25 au 27 Dilannel du 1550ème cycle –

Valkhyria arriva sur les lieux indiqués avec un jour de retard sur les temps prévus, ayant du contourner deux fois de suite des zones infestées desquelles elle ne serait jamais ressortie vivante étant seule lors de son trajet.
Une fois sur place, son cœur chavira devant tant de désolation. Jamais elle n’aurait pu imaginer un tel spectacle funèbre. Elle resserra autour de son visage le cache-nez de sa capuche, dans la vaine tentative de contenir l’odeur de mort et de chair en décomposition qui investissait ses narines sans répit. N’ayant aucune compétence de secours, elle n’avait d’autre choix que celui de s’unir aux compagnons chargés de débarrasser le secteur des nombreux cadavres qui le contaminaient. Elle se fit passer une torche et se mit à la besogne, cherchant à s’extériorisé de son corps pour trouver la force et le courage. Ne pouvant transporter les carcasses bien trop lourdes pour elle, il se fallait de les bruler sur place! Ce qu’elle fit tant bien que mal, tournant la tête et le regard ailleurs, tandis qu’elle ne pouvait rien pour éviter d’entendre les crépitements qui s’en échappaient.
Finalement le soleil commençait à se coucher sur l’horizon. Plusieurs colonnes de fumée parsemées ci et là, s’élevaient tristement au ciel témoignant l’ampleur d’une telle calamité. La nuit venue, ne pouvant plus continuer par manque de visibilité, elle se chercha un coin retiré où elle se recroquevilla entourant de ses bras ses jambes repliées contre son thorax et posant son front sur ses genoux en position fœtale, en quête de réconfort et de sommeil qui n’arrivèrent point!

Le jour s'était levé tandis que Valkhyria, qui ne réussit à fermer l'œil que quelques heures de la nuit, tentait de calmer les petits spasmes qui secouaient son corps. Un peu à cause de l'humidité qui pénétrait jusqu'à l'os, un peu pour les images choquantes qui se succédaient dans son esprit après la précédente journée passée dans les marais à la recherche de cadavres, elle n'entendit pas l'arrivée de son supérieur qui lui posa soudainement une main chaude sur son épaule, la faisant ainsi sursauter. Reconnaissant le visage de Sir de Belyou, elle se leva immédiatement pour le saluer avec le respect qu'il se devait envers sa personne.
Il la réprimanda avec gentillesse, l'invitant par un ordre à se rendre au camp se restaurer et reposer quelques heures encore, chose qu'elle ne se fit pas répéter une deuxième fois. Elle le remercia cordialement avant de disparaitre avec rapidité dans la direction indiquée.

La jeune femme dut l’admettre, elle avait apprécié chaque minute de repos que Sir de Belyou lui avait concédé. Maintenant bien réveillée, elle s’apprêtait à repartir à ses besognes dans les marais, mais son supérieur en décida autrement. Fut-ce pour son aspect que l'on imaginait sous sa cape surement bien trop frêle pour un homme s’affairant à de telles besognes, elle ne pouvait le savoir. Mais quand ce dernier lui ordonna de suivre le compagnon Darkéon vers Kelean sans leur donner aucune raison, elle n'en chercha aucune, bien heureuse d'échapper si vite aux corvées funéraires.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Ven 6 Juil - 10:44, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Dim 1 Juil - 19:06

CHRONIQUES:
Chapitre 11 :
Temps De Réformes...
Image: La nouvelle armée Keldarienne


- Boislise-Kelean: du 27 Dilannel au 17 Joramiel du 1550ème cycle -

Le trajet depuis la zone sinistrée de Boislise se révéla exténuant pour Valkhyria. Il ne fut pas sans dangers et de plus, ne connaissant pas la route, elle dut allonger le pas comme jamais auparavant de manière à ne pas perdre de vue le Faiseur de Lame Darkéon qui la devançait de ses amples foulées d’orque.

Ce fut durant leur acheminement qu'il l'informa des bouleversants évènements politiques qui auraient révolutionné sous peu l'organisation tout entière du Saint Royaume à commencé par le secteur militaire. La voix de son compagnon de chemin se brisa presque en lui annonçant l'établissement d'une seule et unique grande armée aux dépends des ordres dont la dissolution était imminente. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’ils se rendaient à Kelean. Une missive de la part de leur commandeur Ragnak ne tarda pas à venir confirmer ses dires.

Ce dernier réclamait la présence facultative de toutes les Lames qui tout comme lui étaient réticentes à cette réforme pour participer à une réunion secrète qui se serait tenue à l’auberge dès leur arrivée en ville. Bref, ce fut durant ces quelques secondes de lecture que le monde de Valkhyria chavira une nouvelle fois alors qu’elle perdait tout espoir de devenir Lame furtive, repoussant ainsi d’une période indéfinie le moment triomphale durant lequel elle serait revenue au Château des De Delfort réclamer son nom de droit.

C’est avec le cœur lourd qu’ils entamèrent les dernières lieux qui les séparait de Kalaan et qu’ils outrepassèrent ses portes pour se retrouver devant celles de l’Auberge indiquée. Une chose positive s’en serait néanmoins échappé: Les Lames allaient découvrir qui parmi eux étaient réellement fidèles à leur commandeur et au restant de leurs compagnons. Quelle maigre consolation…


Dernière édition par Eámanë Enialis le Ven 6 Juil - 10:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Dim 1 Juil - 19:20

CHRONIQUES:
Chapitre 12 :
Réunion secrète des Lames
Image: Auberge de Kelean


- Kelean: 17 Joramiel du 1550ème cycle
(Le serment de Kelean 1' partie)

Sous l’emprise de l’anxiété qui la tenaillait à chaque fois qu’elle devait mettre les pieds dans ce genre d’édifice public, elle contrôla pour la énième fois la bonne tenue de son cache-nez et de sa capuche avant de pénétrer dans ce lieu de buvettes. Une fois à l’intérieur, l’imposante figure de Sir Ragnak attira immédiatement son regard vers une tablée placée au fond de la salle. Elle reconnut plusieurs des lames assises autour de lui. Leur commandeur Sturn de Lunelame qui n’avait pas hésité à lui venir en aide pour des renforts et des soins, la jeune archère Aléas, Sir Dagren Cain qui fut lui aussi témoin de son arrivée peu orthodoxe au campement de Xartia et ne pouvait manquer Sir Nirannor, dont elle pensait bien garder ses distances se plaçant à l’autre bout de la table!

Elle se dirigea donc vers cette dernière quand à trois ou quatre pas de celle-ci, le tavernier, qui se vantait probablement de connaitre chaque lame du royaume, s’interposa lui bloquant le passage.


- Sir, cette table est réservée, je vous demande donc de bien vouloir trouver une chaise ailleurs.

- Je suis un compagnon et je…

Mais elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase. À ces mots, il fit retentir un sonore éclat de rire qui eut l’effet d’attirer les regards curieux des lames dans leur direction.

- Compagnon vous dites! Si le vôtre est un gag, il fut le meilleur de cette journée et mérite bien le premier verre à mes dépends jeune homme. répondit-il en la toisant de plus belle.

- Sieur, croyez-moi, vous divertir n’était pas dans mes intentions en ces jours funestes que connait le Royaume après la dissolution de notre ordre. fit-elle sèchement à son interlocuteur devant son sourire sardonique.

L’hôte, cette fois moins sure de lui-même, ne se déplaça pas pour autant, préférant tourner la tête vers les compagnons en attente d’un signe de consentement de la part de l’un de ceux-ci.

Qui d'autre aurait pu réagir aussi rapidement au moment où elle se retrouva en position fâcheuse, sinon Nirannor, qui semblait prendre un malin plaisir à continuer de la mettre en condition telle, qu'elle lui devrait faveur sur faveur!

Bien qu'il l'eut soulagé de l'encombrante présence du tavernier, tout ceci ne lui plut guère. Valkhyria ne le connaissait que trop peu pour ne pas se sentir excessivement menacée. Allait-il un jour profiter de sa découverte pour exercer un droit de pouvoir quelconque sur elle par le biais du chantage? Ne voulant envisager cette possibilité, elle décida pour le moment d'ignorer son invitation à s'assoir à ses côtés et prit sa place loin de ce dernier au fond de la table, comme elle s'était préfixée de faire dès son arrivée.

L'attention de tous se reporta nouvellement sur un débat dont elle n'avait pas entendu les prémices, mais dont le sujet captiva immédiatement sa curiosité. Le Royaume allait-il vraiment s’emparer avidement des caisses appartenant aux différents ordres, dont la leur, après les avoir si brutalement anéanti, comme semblait le soutenir la lame qui se trouvait aux cotés de Nirannor!?! Elle ne put le croire!

Alors qu'elle suivait attentivement le fil de la conversation, elle ressentit plus d'une fois le poids du regard de la lame artisane se poser sur elle, tandis qu'un sentiment de malaise à son égard commençait à poindre en son fort intérieur. Elle n'eut cependant pas le temps d'analyser cette nouvelle sensation, que Sir Ragnak prit son tour de parole, tandis que d'autre compagnons firent leur entrée à ce moment et vinrent ce joindre à eux.
La jeune femme eut bien du mal à se concentrer sur les phrases prononcées par l'ex Faiseur de Lame, devant la quantité de nourriture avalée par ce dernier et de vaisselle à débarrasser.

L’orc apaisa aussitôt le forgeron à propos des ressources financières à disposition des compagnons, puis elle le vit se rapprocher de lui afin de lui faire quelques confidences. Elle ne put en comprendre la nature, mais grâce à sa voix caverneuse, elle crut capter néanmoins certains mots tels que: idée, secrète, armée…

Quelque chose mijotait sur le feu et elle était bien intentionnée à découvrir de quoi il s’agissait. Ne fusse ce jour même à la taverne par la bouche de ses supérieurs, elle aurait trouvé le moyen, tôt ou tard de délier la langue de Nirannor afin de lui soustraire les informations qu'elle n'avait pu discerner. Si une coalition de quelque sorte était en train de se former pour offusquer les effets de la réforme, elle voulait absolument y adhérer.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Ven 6 Juil - 10:52, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Dim 1 Juil - 19:39

CHRONIQUES:
Chapitre 13 :
Le serment de Kalaan
Image: Missive officielle de dissolution des Lames


- Kalaan: 17 Joramiel du 1550ème cycle
(Le serment de Kalaan 2' partie)

D’autres lames se joignirent à cette réunion et quand il fut désormais clair qu’aucune autre n’aurait franchi le pas de la porte de l’auberge, le commandeur prit enfin parole après avoir déployé sur la table la missive officielle annonçant la résolution des ordres. Son discours fut bref et poignant et se termina par la proposition d’un pacte que nulle lame aurait pu rompre une fois celui-ci celé.

L'orque fut le premier à lui jurer fidélité invitant de sa chope les autres compagnons à en faire autant. Ainsi Valkhyria se leva à son tour, défila de sa poche la misérable missive qui fut envoyée à chacune des lames pour officialiser la dissolution de leur ordre, la posa sur la table devant elle et y planta brutalement sa dague.


- Je suis parmi les dernières recrues arrivées au sein des Lames et je n’ai aucune intention d’être parmi les premières qui l’abandonneront! Ma dague est la vôtre Commandeur de Lunelame. Je ne pourrai contempler l’idée de m’associer corps et âme à un royaume qui eut le courage de briser sans déférence aucune le cœur même de ses adeptes les plus dévoués.

Puis elle se tut, en attente de voir les plus anciens suivre le choix qu’ils savaient tous être l’unique possible pour la survie de leurs créances.

S’en suivi une brève altercation entre un dissident parmi les plus anciennes des Lames et le frêle ‘‘Aaron’’ que nul n’aurait suspecté d’une telle impulsivité. Mis à part Nirannor peut être qui ne se déconfit nullement devant le spectacle offert et pour cause!
Etait-ce par courage ou par insouciance, il ne le savait pas, mais la jeune femme défendait le bon nom des Lames de la Foi avec une véhémence qu’il avait rarement eu le plaisir d’admirer jusque-là chez d'autres compagnons. Elle ne laissa à son opposant qu’une unique solution: la retraite!

L’heure se fit tardive, les conversations commencèrent à s’estomper et les paupières à s’alourdir. Les premières Lames se congédièrent pour se rendre vers les quartiers nocturnes de l’établissement. D’autres quittèrent la taverne, prêts à savourer leur liberté retrouvée. Parmi ces dernières, Sir Nirannor, qui après avoir pris son sac et acquiescé de la tête vers le faiseur de Lame, se dirigea vers la sortie. En chemin, il croisa le regard de la belle aux yeux verts, lui présenta ses hommages passant devant elle, ainsi qu’à ses anciens compagnons parmi les plus proches et sans attendre aucune réponse de sa part, se dirigea vers la porte qu’il referma derrière lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Dim 1 Juil - 19:51

CHRONIQUES:
Chapitre 14 :
Une invitation inattendue
Image: Trêve de paix entre la Lame et la belle


- Kalaan: 17 Joramiel du 1550ème cycle -

Valkhyria avait volontairement omis de rendre les effets personnels à Sir Nirannor par crainte de se retrouver une fois de trop seule en sa compagnie, mais ne sachant plus à présent si, ni quand leurs chemins se croiseraient à nouveau, elle ne pouvait plus repousser cet instant. Elle s’empressa de sortir à son tour et le vit de dos s’apprêtant à tourner l’angle d’une rue pour se diriger vers la sortie des remparts de Kalaan.


- Sir Nirannor! Sir Nirannor, attendez…! s'écria t'elle tout en accélérant le pas derrière lui.

A son nom qui retentit dans le silence de la nuit, Nirannor se retourna avec un air interrogateur et c'est alors qu'il vit le jeune Aaron , enfin... Dame de Delfort, se précipiter vers lui.
Arrivée à sa hauteur, elle fouilla nerveusement dans sa besace et lui tendit de sa main fine, le trousseau qu’elle avait gardé depuis Xhiarta. Elle semblait hésitante, craignant peut-être que la lame ne l'envoie paître.


- Ceci vous appartient. Je…, je n’ai malheureusement rien pu faire pour votre tente... poursuivit-elle avec hésitation Le soir de votre départ, nous avons reçu les ordres de tout emballer pour nous rendre à Boislise. Une fois sur place, nous devions porter secours à… à la…

Il vit ses jolis yeux se remplir d'un profond désarroi à l'évocation de Boislise. La voix de la jeune femme se brisa, tandis que de terribles images de cadavres, de marrais infestés et la rumeur des crépitements de flammes brulant les chairs mortes, effleurèrent sa mémoire. Elle prit une profonde respiration pour en chasser la pensée avant de continuer.

- Bref, nous y avons subi une si massive attaque que notre Commandeur fut en obligation de nous y rejoindre. Ce fut au cours de cette dernière que nous reçûmes la missive officielle de la réforme, nous obligeant à tout abandonner sur le champ pour nous retrouver ici à Kalaan…

La Lame artisanale, qui ne laissait rien paraître du fond de ses yeux sombres, semblait soupeser les mots de la belle laquelle, se sentant de plus en plus mal à l’aise sous le regard intense de cet homme, décida de prendre la fuite!

- Je… Je vous dois toutes mes excuses Sir Nirannor et je vous souhaite une bonne route sous l’aile bienveillante de Keldar. fit-elle en pivotant sur elle-même, déjà prête à faire demi-tour vers l’auberge.

Sir...Sir Aaron, attendez. Pour la tente ne vous inquiétez pas, j'en achèterai une autre. Celle-ci avait fait son temps. Mais prenons quelques instants pour discuter ensemble. Sir, ou plutôt... devrais-je dire Dame avec votre permission, que comptez-vous faire ces prochains jours? Pour ma part, avant de m'aventurer dans ce Saint Royaume, je dois me rendre à Dalriel pour quelques courses. Si vous ne savez quoi faire et si ma compagnie ne vous est point désagréable, venez avec moi, nous pourrons mieux nous connaître et j'essaierai de vous enseigner quelques cours de ferronnerie. Qu'en pensez-vous?

La belle avait montré dans l'auberge toute sa valeur, sa foi, peut-être était-elle un peu impulsive, certes, mais cela se corrigerait au fil du temps, se dit Nirannor. Il souhaitait lui apporter son expérience, acquise au cours de ses derniers mois au sein de l'ordre des lames, comme l'avait fait avant ses anciens compagnons quand il n'était que simple recrue. C'était aussi une force de leur ordre, la transmission du savoir.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Sam 21 Juil - 16:23, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Dim 1 Juil - 20:01

CHRONIQUES:
Chapitre 15 :
Départ vers Dalriel la Lumineuse
Image: Pacte d'amitié


- Kalaan: 17 Joramiel du 1550ème cycle -

- Vous accompagner… à… à Dalriel? répéta Valkhyria qui à tout s’attendait de la part de Sir Nirannor sauf à une invitation de prendre chemin avec lui.

Elle fut dans un premier temps complètement désorientée par la courtoisie de ses mots, incertaine qu’il ait réellement prononcé ce qu’elle venait d’entendre. Leur connaissance à Xhartia fut désastreuse dès le départ. Elle devait admettre de ne pas lui avoir accordé l’ombre d’un seul doute quant au jugement qu’elle eut de sa personne, ne suivant que ses propres préjudices. Elle ne perdit aucune occasion, lors de leur rares rencontres, pour tenter vainement de meurtrir son estime et de le blesser autant qu’elle le fut, voulant se venger inconsciemment du passé et d’un tort qu’il n’avait après tout jamais commis, ou du moins, pas volontairement. Elle le gifla, elle ne dissimula jamais sa haine mal placée et en avait publiquement ignoré la présence devant leurs confrères, ne cessant de mordre constamment la main qu’il lui tendit pourtant plusieurs fois depuis!
Une fois sa stupeur passée, ses sens en affolement lui hurlèrent de refuser son offre à tout prix. Sous l’emprise d’une panique dont elle ne comprenait la source, elle se sentait poussée à chercher dans l’attitude de cet homme, une excuse quelconque pour l’attaquer nouvellement, car elle ne connaissait d’autre défense. Cependant, elle ne trouva aucune trace d’arrogance dans l’expression de son visage, ni d’animosité qui aurait pu justifier un tel acte. Dans son regard, seule l’authentique et incontestable générosité d’un compagnon envers un autre.

Derrière eux, les voix des Lames retentissaient encore dans la taverne.


- Courage! Foi! Loyauté! Ainsi parlaient les Lames de la Foi! Les Lames du Roi!

Ce qui ne manqua pas de renouveler un morse commun autours de leurs cœurs depuis la dissolution de l’ordre.
Ce fut à ce moment qu’une triste évidence frappa Valkhyria de plein fouet. Elle fit glisser vers le bas son cache-nez découvrant ainsi aux yeux de Nirannor le reste de son visage avant de s’adresser à lui.


- Avec quelle audace ais-je seulement pu penser devenir une Lame, moi qui de par mes actes, ne me suis montrée meilleure envers vous, que Sir Heran en personne envers le reste des lames dans la taverne! Êtes-vous donc sure de vouloir à vos côtés un compagnon qui, dans le fond, ne fut qu’un bluff au sein de l'Ordre des Lames de la Foi en se faisant passer pour celui qu’elle n’est pas?

Elle garda pour elle la dernière question qui la tenaillait plus que les autres: Connaissant mon identité, quelle fut la raison de votre silence, pourquoi ne pas en avoir informé vos supérieurs?...

Que faire donc? Rester et reprendre une vie faite de missions à gages ou suivre Sir Nirannor vers Dalriel sans plus devoir cacher hypocritement son identité? Continuer la farce ou cueillir l'opportunité de se débarrasser enfin et uniquement en sa présence, de la personnalité de Sir Aaron qui lui collait à la peau depuis presque deux ans déjà? Le choix fut plus simple qu’elle ne l’aurait imaginé.


- Si votre offre reste malgré cela toujours valable, je me dois de vous prévenir que mes connaissances dans le domaine de la ferronnerie sont nulles et que je ne suis pas vraiment douée dans l’apprentissage de cette compétence… Je n’ai pratiquement aucune ressource financière et qu’une dague à mettre à votre service. Donc je ne pourrai pas vraiment vous être d’une aide considérable si par malchance nous devions nous retrouver nez à nez avec un de ces scélérats qui infestent ce royaume.

Pour toute réponse, il s'empara de sa main, scellant silencieusement par ce simple geste un pacte d'amitié. Puis il lui offrit un sourire aussi chaleureux que sa main, qui allégea l'âme de la jeune femme comme jamais personne ne sut le faire depuis le jour où elle décida de quitter ses propres terres.

Ils choisirent donc de partir au matin, après une bonne nuit de sommeil passée à l’auberge.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Dim 1 Juil - 20:41

CHRONIQUES:
Chapitre 16 :
Errance au travers le Saint Royaume
Image: Assaut surprise du troll


- Kalaan: du 18 au 21 Joramiel du 1550ème cycle -

Le lendemain, ce fut avec une certaine verve que Valkhyria prit le chemin, se sentant d’excellente humeur. Était-ce la superbe journée de soleil? Était-ce la sensation de pouvoir duper pendant quelques jours la solitude qui la suivait comme une ombre? Ou encore, le soulagement que lui procurait la présence d’un compagnon avec lequel partager les difficultés de la route?

Dans son sac, Nirannor avait mis quelques rations de survie, corde, noir pour sa lame, bougies et allume feu. Il marchait derrière son jeune compagnon Sir Aaron ou plutôt Dame, qui toute fraiche, avançait d'un bon pas. Son cache nez descendu laissait entrevoir ses jolis yeux vert et ses longs cils lui donnaient un regard si charmant, pensa t'il.

Ils prirent la direction du Nord et virent que de gros nuages se déplaçaient vers eux.


- Espérons que le temps ne se gâte pas trop. Les orages dans ces contrées peuvent se révéler très violents et nous obliger à nous enfoncer dans les bois pour y trouver un quelconque refuge. Cela ne me plait guère, les bois sont infestés de créatures plus ou moins dangereuses...

A peine avait-il fini sa phrase que quelques gouttes tombèrent. Elles devinrent de plus en plus lourdes et frappèrent furieusement le sol. Nirannor mit sa capuche et indiqua à sa compagne de rejoindre le bois qui se trouvait à quelques encablures. Le visage ruisselant d’eau, il pénétra sous les sous-bois, suivant son amie de près. Mais avaient-ils à peine franchi l’orée de la forêt qu’ils subirent les assauts d’un troll. Nirannor s’en sorti qu’avec une légère entaille. Aussitôt il regarda en direction de la jeune femme qui elle avait été touchée plus sérieusement et il vit son sang colorer l’herbe verte.

Elle fut sévèrement blessée avant même de se rendre compte de ce qui lui était tombé dessus. Le troll, qui surgit des fourrées à l’improviste, les assaillit avec une effroyable rapidité. Elle sentit monter une vive brulure tandis que sa lame pénétra son armure de cuir sans aucune résistance à la hauteur de son flanc gauche, la paralysant sur place sous le choc.

Nirannor, qui avait déjà croisé cette maudite créature, en connaissait toute la hargne et la voyant déjà prête à frapper une seconde fois, se précipita pour s’interposer entre celle-ci et la jeune femme. Ils profitèrent que le monstre eut quelques instants d'hésitation pour sortir du bois et prendre la fuite sur la route plus fréquentée vers Dalriel, ce qui obligea la jeune femme à remonter son cache-nez et garder sur elle sa cape trempée.

* Maudit sois-tu Aaron de Delfort!* pensa-t-elle.

L’orage cessa aussi vite qu’il commença. Une fois loin du péril, Nirannor prit soin de leurs respectives blessures en y appliquant quelques herbes qui atténuèrent le mal et cicatrisèrent les plaies.

Le soleil commençait à descendre à l'horizon, ainsi, profitant de la tranquillité de la soirée, ils bavardèrent paisiblement. Puis Nirannor lui posa l’inévitable question qu’il avait probablement du se faire maintes fois depuis leur rencontre.


- Sans vouloir être trop curieux, Dame ...Aaron, est-ce votre véritable nom que vous portez là ou fait-il aussi partie de la dissimulation de votre apparence? Enfin, vous n'êtes point obligé de me répondre.

Elle ne pouvait lui dire la vérité, mais se refusait néanmoins de lui mentir, il ne méritait pas ce nouvel affront. Elle aurait donc tout simplement négligé certains points.

- Aaron de Delfort n’est qu’une encombrante, mais nécessaire illusion. Je suis originaire de Montargent et le nom de -de Delfort- n’est autre que celui du possesseur des terres sur lesquelles ma mère et moi vivions. Ce fut juste un manque de fantaisie de ma part qui me fit choisir ce dernier... continua t’elle, sans révéler cependant son vrai prénom.

Elle n’entendait le son de celui-ci que des lèvres de sa piomette désormais et ne se sentait pas encore prête à le donner à un étranger. Elle ne connaissait effectivement rien de Nirannor, ou presque. Mais pour le moment, mieux valait limiter sa curiosité pour éviter de devoir répondre à d’ultérieures questions.

Quant à lui, Nirannor ne se sentait pas entièrement assouvit des quelques informations que sa compagne lui accorda. La belle n'avait pas répondu à la question de Nirannor, bien que l'important n'était point-là mais plutôt dans le fait que la dame paraissait commencer à lui faire confiance. La Lame artisanale en était plus que satisfait.

Des étoiles apparaissaient petit à petit sur la voûte céleste et Nirannor alluma un feu pour, d'une part réchauffer leurs corps et d'autre part faire fuir les quelques bêtes trop curieuses de ces contrées. Ils dormir à la belle étoile, le temps s'était réchauffé et les hululements des hiboux les bercèrent dans un sommeil réparateur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Dim 1 Juil - 20:49

CHRONIQUES:
Chapitre 17 :
Nouvelles recrues de l'armée
Image: Les Paladins Keldariens


- Retour à Kalaan: 22 Joramiel du 1550ème cycle -

À l’aube su suivant matin, Nirannor fut réveillé par l'arrivée d'une missive du commandeur Tagoa comme quoi il avait été accepté dans la nouvelle armée. C'est avec joie que Nirannor annonçait la nouvelle à sa compagne de route qui lui fit part de son acceptation au sein de cette même armée. Ils se retrouveraient donc ensemble et pourraient continuer à partager leur expérience et leur savoir.

Leur cheminement vers Dalriel la lumineuse devait donc cesser. Les ordres étaient de rebrousser chemin pour retourner au Sud de Kalaan y rejoindre leur nouveau bataillon où Sir Ragnak les y attendait.
Ils prirent le temps de se restaurer avant de repartir. Le soleil d'un jaune orangé annonçait une belle journée et la marche en serait d'autant plus facile. Nirannor prit la tête voulant imprimer l'allure de la marche. Son compagnon le suivait et sans bruit, ils marchèrent plusieurs lieues écoutant les quelques sifflements des jeunes merles tout juste sortis de leurs nids, des grognements de quelques cochons sauvages cherchant nourritures sous les chênes centenaires bordant le chemin et du léger vent s'engouffrant dans les branchages des arbres feuillus.

Le cœur extrêmement lourd, Valkhyria, talonnait son compagnon de près malgré ses longues enjambées. Bien qu'heureuse de rejoindre Sir Ragnak, tout en restant aux cotés de la seule Lame qui la connaissait pour la personne qu'elle était, la jeune femme était en proie à des sentiments contrastants depuis la réception des missives. Celles-ci les affectaient d'une part à la nouvelle armée et de l’autre, les exhortaient à rejoindre leur ancien Faiseur de Lames devenu à présent Chevalier de premier rang. Elle ne dit rien à Nirannor, mais sa nervosité augmentait au fil de ses pas au lieu de s’estomper sous l’effort physique de la marche. Quand ils s’éloignèrent du sentier pour une nouvelle halte restauratrice, elle ôta son cache-nez, fit descendre sa capuche sur ses épaules et s’adressa à l’ex Lame artisane, ne pouvant éviter ultérieurement que son impulsivité prenne le dessus.


- Je ne vous comprends pas, Sir Nirannor. lui fit-elle à brûle-pourpoint, - ce matin, ce fut avec le sourire que vous m’annonciez votre assignation à cette…à cette… farce! continua t’elle faisant brandir sous son nez sa propre dépêche.

Pris au dépourvu, Nirannor fut tout d’abord dépisté par le ton de sa compagne, mais nullement surprit depuis l’épisode avec Sir Heran à la taverne de Kalaan. Il attendit donc la suite avec une certaine curiosité ne sachant encore où elle voulait en venir.


- Vous plus que d’autres devriez être abattu pour cet accord d’adhésion au sein de la nouvelle armée! Je me souviens de la soirée de votre promotion…

...Ainsi que de la suite de cette soirée et ne put s’empêcher de rougir violemment, ce qui ne passa pas inaperçu à la Lame. Sentant ses joues en feu, elle détourna son regard de son visage le temps de repousser ces images pour pouvoir continuer.

- Vous touchiez le ciel du bout des doigts, vous sembliez le plus heureux des compagnons sur terre, et pourtant, vous… vous voici calme et posé, orgueilleux de vous y joindre! lui fit-elle avec reproche. Ses propos se firent ensuite sarcastiques - Et que dire de cette grande chasse! Nos actuels régents n’ont donc rien de mieux à proposer aux glorieuses Lames? Où est donc passée votre fierté Sir Nirannor?

Elle venait une fois de plus de passer le cap en le provocant délibérément et se mordit les lèvres inférieures comme pour vouloir retenir, tardivement, les mots qu’elle venait de lâcher.

La belle, encore novice dans ce grand Royaume, parlait avec son cœur. Nirannor la comprenait mais ne pouvait l'approuver complètement, il essaya de le lui expliquer.


-Dame de Delfort, beaucoup de choses dans ce Saint Royaume vous sont encore inconnues. Si j'ai changé d'avis, ne croyez pas que je l'ai fait sans y réfléchir longuement. Il y a des évènements qui ont et qui sont à l’origine de ma réflexion. Je ne peux vous les dévoiler ce jour mais dans un futur très proche, vous en saurez davantage et comprendrez toute la signification.

Bon, il est maintenant temps de rejoindre notre nouveau campement au sud de Kalaan, Sir Ragnak nous y attend et nous pourrons connaître nos compagnons d’armes.


Nirannor avait gentiment, mais fermement remis Valkhyria à sa place avant de se lever et de l’inviter à reprendre la route vers leur lieux de conjonction. Elle avait pu constater à plusieurs reprises qu’il était homme réfléchi et avisé, elle aurait donc bien sûr suivi les conseils qu’il lui élargirait sans discuter... enfin "presque" sans discuter!
Mais ceci dit, elle avait absolument besoin de trouver ses propres motivations. Il avait les siennes et tant mieux pour lui, mais cela ne suffisait malheureusement pas à alléger les pas de la jeune femme vers leur destinée. Elle se voyait mal suivre une carrière militaire vers le paladinat au sein de l'armée ou politique au creux de la hiérarchie diplomatique. Certes, le sens de loyauté envers Sir Ragnak était un noble argument pour son engagement sous de nouvelles couleurs, mais depuis la dissolution de l'ordre des Lames, c’était son cœur qui n’avait plus aucune raison pour lui donner le soutien nécessaire à s’y investir pleinement. Elle avait beau chercher inlassablement, elle ne trouvait qu’un grand et déprimant néant. C’est ce que sir Nirannor ne sembla comprendre ou plutôt, ce qu’elle ne réussit pas à lui exprimer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Lun 2 Juil - 18:52

CHRONIQUES:
Chapitre 18 :
Confiance finalement accordée
Image: L'arc tant convoité


- Retour à Kalaan: 22 Joramiel du 1550ème cycle -

À l’aube su suivant matin, Nirannor et Valkhyria passèrent finalement entres les tours de garde de la ville de Kalaan, ce qui força la jeune femme à remonter cape et cache-nez une fois de plus. Nirannor avait tant accéléré leur acheminement qu’ils arrivèrent avec un jour d’avance sur le temps prévus. Les deux compagnons se séparèrent pour régler chacun de leur côté quelques affaires, se donnant rendez-vous devant l’armurerie.
Valkhyria s’y rendit immédiatement pour voir si l’arc qu’elle convoitait depuis quelques temps déjà y était toujours. Lorsqu’elle constata qu’il était encore là en belle vue dans la vitrine, elle prit le temps de savourer la vision de ce magnifique instrument de combat sculpté à la main qui semblait n’attendre qu’elle! Aussi excitée qu'une enfant devant un nouveau jouet, elle se mit à fouiller dans sa besace pour récupérer les keldors qu’elle avait économisé tout spécialement pour depuis qu’elle s’était unie aux Lames de la Foi.
L’ex Lame artisane en revanche, était allé à la forge voir son ancien maître. Après une bonne bière, quelques anecdotes et les adieux, il s'en alla vers l'armurerie, point de rendez-vous avec Valkhyria
A peine arrivé devant le magasin, il vit sa compagne de route rêvant sur quelques armes pendues derrière la vitrine salie par les pluies d'hiver et semblait avoir laissé ses yeux sur un superbe arc long.
Elle paraissait perplexe et fouillait dans son sac à la recherche de quelque chose que Nirannor ne put voir.


- Hummm… 110…, 120…, 125…, 135…, 137… et fichtre! Pour si peu! lança-t-elle inconsciemment à haute voix.

Obligée de repartir le soir même au Sud de la ville, elle ne pouvait attendre l’arrivée de son prochain salaire et se voyait donc astreinte à y renoncer. Elle referma douloureusement sa main sur les quelques pièces, tout en appuyant la paume de l’autre sur la vitre du magasin, comme pour vouloir le caresser une dernière fois avant de repartir. Perdue dans sa déception, elle ne se rendit pas compte de la présence dans son dos de Sir Nirannor qui venait de la rejoindre.

Le chevalier ne mit pas longtemps à comprendre ce qui tracassait sa compagne. Nul doute que celle-ci souhaitait acheter une arme et n'avait de quoi payer. Il l'avait vu se battre avec sa dague et s'était posé plusieurs fois la question sur les raisons pour lesquelles elle n'avait pas encore une arme plus appropriée.
Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'ils n'avaient pas touché de soldes et le manque d'argent se faisait sentir maintenant.
Heureusement il gardait toujours sur lui une bourse bien remplie et décida de donner quelques keldors à son compagnon. Ce qui les attendaient ne serait sans doute pas de tout repos, mieux valait s'armer de façon plus adéquate tant qu'il en était temps.


- Dame, tenez ces quelques pièces, si cela peut vous permettre d'acheter l'équipement nécessaire à notre prochaine mission.

Ne s’attendant pas à son retour si rapide, la jeune femme sursauta au son de la voix profonde de Nirannor lorsque celui-ci prit parole derrière elle. Il lui offrit une somme bien supérieure à celle que son achat nécessitait. En un premier temps, elle voulut décliner son offre, mais il insista et contesta catégoriquement toute tentative de refus de sa part.

- Je… Je ne sais quoi dire Sir Nirannor, juste grand merci pour le moment, mais dès que je serai dans la possibilité de le faire, je m’acquitterai de mes dettes envers vous, ceci est une promesse. dit-elle tout en découvrant son visage en signe de respect faisant attention de bien rester cachée derrière lui pour qu’il soit le seul à le voir.

Son compagnon ne pouvait le savoir, néanmoins ce ne furent pas seulement quelques keldors qu’il lui offrit ce soir-là. Il venait en effet de lui remettre l’équipage dont elle avait besoin pour continuer son évolution malgré la mise en retraite de leur ordre. Depuis, il était devenu en quelque sorte son mentor. Elle aurait donc honoré son geste au sein de ce régiment, devenant l’apprenti la plus assidue et diligente qu’il n’aurait jamais eu à connaître, lui donnant la satisfaction et l’orgueil dont tout maître se nourrissait. Bref, elle l’aurait rendu fier d’elle!


- Bien, prenez votre temps et faites-vous plaisir. Nos futurs compagnons sont proches de la sortie Sud de Kalaan, vous n’aurez donc aucunes difficultés à m’y rejoindre. lui dit-il prêt à s’éloigner.

- Valkhyria! …Je me nomme Valkhyria. fit-elle hésitante avant qu'il ne lui tourne complètement le dos. Au son de ces derniers mots, le compagnon lui fit de nouveau face.

- Valkhyria de Delfort. lui avoua-t-elle enfin, certaine qu’il ne l’aurait jamais trahie.

Nirannor savait que la belle venait de lui accorder une grande marque de respect et de sympathie.


- Bien, Dame Valkhyria, Je suis flatté que vous me donniez votre confiance, vos paroles me vont droit au cœur. Connaître votre véritable nom restera une chose que je garderai pour moi tel un secret. Ceci est une promesse. Si vous me le permettez, je me ferrai un plaisir de me charger moi-même de terminer votre formation pour vous aider dans vos nouvelles fonctions.

Le pacte tacite qui venait de se sceller entre les deux keldariens était déjà en train de nouer un lien solide dont ils n’avaient encore aucune conscience.
Heureuse et enfin soulagée d’un poids énorme, la jeune femme lui offrit un sourire radieux qu'il espérait ne pas être le dernier tant il faisait rayonner la beauté de ses traits. Puis elle disparut dans le magasin après avoir recouvert à nouveau son beau visage.
N’ayant à choisir ce qu’elle désirait, elle ne fut pas très longue. Ils se remirent donc de suite en route et se trouvèrent finalement aux cotés de leur supérieur dans la soirée.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Ven 6 Juil - 10:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 6 Juil - 10:32

CHRONIQUES:
Chapitre 19 :
La grande chasse
Image: Sir Ragnak - Ex Faiseur de Lames


- Sud de Kalaan: Joramiel du 1550ème cycle -

La nouvelle réforme n'était pas passée sans émeutes et rétorsions! Des groupes de roublards profitèrent du démantèlement des ordres pour saccager les villes et villages à l’ouest et à l’Est de Dalriel, ne laissant derrière eux que terres brulées et cendre! Les maisons furent incendiées et les vivres pillés. Les populations touchées sombrèrent rapidement dans la morse de la famine. Ainsi le premier mandat de la nouvelle armée consista en une gigantesque partie de chasse pour rassasier le peuple affamé.

Valkhyria, qui talonnait toujours Nirannor, ne put que constater que celle-ci était déjà en plein cours quand ils arrivèrent au camp auquel ils avaient été affectés.

Ayant décidé de changer d'équipement suite à sa toute récente admission dans l'armée, ce fut donc avec son arc long fraîchement acquit qu’elle arriva sur les lieux. Bien que ses frères avaient faim, elle continuait à ne pas sympathiser avec cette pratique quelle considérait barbare et immorale. La vie ne se faisait jamais au dépend d'une autre, quel que soit son origine. Telle était une de ces devises.

Elle profita de cette excellente excuse pour renoncer à la première partie de cette battue. L’arc nécessitait en effet d’être tendu et sa poigne d’être taillée pour l’adapter à sa fine main. Cela ne l’empêchait cependant pas, entre temps, de traquer quelques créatures nuisibles camouflées et de les pousser vers ses compagnons qui en viendraient à bout plus aisément.
Tandis que Nirannor s’élançait déjà dans la mêlée auprès de leurs actuels compagnons, elle se déplaça silencieusement en cercle autour d’eux prête à piéger tout ce qui se serait révélé être hostile.

C'est au petit matin du lendemain qu'ils purent satisfaire la demande des bouches faméliques. Le soleil se levait et ses premiers rayons vinrent raser les prairies alentours où ils tombèrent sur un troupeau de Shak. Les animaux arrivaient par le sud et recouvraient les prairies comme les marguerites à la saison de l’aube.
Nirannor se dirigea avec d'autres vers cette horde pour donner main forte aux chevaliers déjà engagés et tomba nez à nez avec leur ex Faiseur de Lame, Sir Ragnak. Là devant lui, son compagnon se tenait fier, droit, dirigeant ses hommes comme aux plus beaux jours, distribuant les coups d’épée avec force, enfin il retrouvait l’orque qu’il connaissait, toujours devant montrant l’exemple à ces hommes.
C’est à ce moment-là que Nirannor se demandait où était passée Dame Valkhyria.

La jeune femme avait profité du moment de paix apparente que donnaient les premières de l'aube pour préparer son arc. L’entaille de sa poignée ne fut pas trop longue, mais ce fut le bandage qui lui posa quelques problèmes. Elle dut s’y prendre à plusieurs reprises avant de réussir à tendre la corde pour en relier les deux branches. Les fibres du bois n’avaient jamais subit de contraintes auparavant, mais elle n’avait aucun doute qu’avec cette chasse en cours, elles se seraient assouplies en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. L’arc enfin courbé, elle le souleva à la hauteur de ses yeux et tira lentement mais fermement sur la corde, le faisant agréablement craqueler sous l’effort. Tandis qu’elle lissa l’arme, visant des ennemis inexistants tout en se déplaçant pour en analyser son chevauchement et sa ligne de tir, elle aperçut au loin le début d’une nouvelle émeute dont elle ne pouvait encore distinguer la nature. Elle mit arc et carquois sur les épaules et allongea le pas pour rejoindre rapidement les lieux.

Des chevaliers s'y chamaillaient avec animosité, chacun voulant ajouter les proies chassées à son propre tableau de chasse. Bref la jeune femme constata que cette activité se transforma vite en une compétition entre les hommes appartenant jadis à des ordres opposés. Dégoutée, elle retourna au camp, refusant de prendre part à une telle farce, préférant donner un coup de main avec les besognes et les soins des blessés.

Une grande armée, forte et invincible, avait prétendu le Prêtre-Roi... Quelle grande illusion!


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 6 Juil - 10:41

CHRONIQUES:
Chapitre 20 :
Fin de formation et destitution
Image: Walldamen: Entrée de la ville


- Kelean-Walldamen: du 7 Fagilias au 23 Calinior du 1550ème cycle -
"Les Chevaliers du Crépuscule".
Ainsi se nommaient les nouveaux élus de son détachement, ayant rejoint comme elle la nouvelle armée. Leur raison principale d'être? Faire rayonner la foi en Kelidar au sein du royaume de par leurs actes ou du moins, ceci en était le précepte.
Idéologiquement admirable, mais quand on en venait en pratique sur le terrain... Tourner la tête de l'autre côté ne semblait suffire pour ne pas voir les ignobles jeux de pouvoir et de corruption qui se déroulaient au centre même des plus hautes sphères militaires pour s'arracher les rangs les plus élevés et prestigieux de commandement.

Sous l’œil vigilant de son supérieur Sir Ragnak et avec l’aide de ses compagnons et mentors Nirannor et Saya, elle termina sa formation spécialisée de lame furtive quelques semaines plus tard, bien qu’elle n’en aurait jamais reçu le titre officiel. Puis l’orque en fit son ‘’homme’’ de confiance, lui remettant durant le restant de cette chasse, toutes les missions d’éclairage ayant pour but de dépister les troupeaux les plus nombreux et d’en étudier les environs pour l’organisation des troupes. Ragnak prenait désormais toutes ses décisions uniquement sur la base de ses rapports et conclusions personnelles.

C’est ainsi que les Chevaliers du crépuscule se distinguèrent pour leur efficacité. Ceci dit, les déchirures internes ne faisaient que s’accroitre entre les soldats. Malgré la dissolution des ordres, on ne pouvait prétendre la disparition immédiate des rivalités pré existantes qui se faisaient sentir maintenant plus que jamais entre les troupes et dont les membres se sentaient contraints de côtoyer leurs anciens opposants.

Il leur fallut une période de chasse de presque trois lunes pour rassasier la population et remplir nouvellement tous les entrepôts de viandes et de peaux pour l'hiver qui s'approchait à grand pas. Leurs déplacements les menèrent aux portes de la ville de Walldamen où les soldats prirent enfin congé et s’en allèrent de fête à jouir de leur soirée en taverne.

Ce soir-là, Nirannor s'unit à eux. De son coté, n'étant pas d'humeur festive, Valkhyria se mit à la recherche d'une auberge pour la nuit. Une fois dans ses quartiers, elle s'empara de plume et missive, sa décision longuement réfléchie durant les précédentes journées, étant prise. Elle établit ainsi sa demande de destitution immédiate de son rang de chevalier du crépuscule que sa piomette remit en main propre dans l'heure qui suivit au paladin en charge. La réponse de leur supérieur ne se fit attendre, la libérant enfin de ses fonctions sans aucune demande d'explication.

La belle aurait quitté la ville de Walldamen le lendemain après quelques emplettes et l'achat de vivres supplémentaires avant de reprendre la route. Mais elle se devait d'accomplir encore une dernière chose avant la fin de cette longue et éprouvante journée...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 6 Juil - 11:04

CHRONIQUES:
Chapitre 21 :
Un au-revoir aux saveurs d'adieux
Image: Walldamen: Bagarre de taverne


- Walldamen: 23 Calinior du 1550ème cycle -

Rien n'y faisait, Valkhyria ne pouvait s'empêcher de ressentir une légère nausée lui monter jusqu'à la gorge à chaque fois qu'elle mettait les pieds dans une taverne. Lorsqu'elle trépassa les portes de celle de Walldamen, peu avait pu lui épargner son cache-nez du parfum âcre de bières se mélangeant aux fumées de tabac et aux malodorantes effluves de transpiration.
À en juger du nombre de pichets vides ornant les tablées, la soirée semblait déjà bien avancée.

Les majeure partie des hommes s'échangeaient leurs histoires épiques, embellies de touches personnelles; d'autres chantaient sous les effets de l'ivresse. Les plus solitaires invitaient à leur table la gente féminine, à s'assoir de préférence sur leurs genoux. Le tavernier lui, se frottait les mains et les poches de plaisir au son des kelidors se succédant dans sa bourse. Toujours une aubaine quand les soldats de son Ost étaient de passage.

La jeune archère scanna la pièce fixant son regard sur le visage de la lame artisanale quand elle en aperçu la figure.
Nirannor, se sentant observé, leva le sien en sa direction et prit congé auprès de ses compagnons quand il en reconnut l'accoutrement.


- Da... Sir de Delfort, je ne m'attendais pas à vous voir ici. fit il à voix basse tout en s'assurant qu'aucunes oreilles indiscrètes s'intéressaient à leur duo.

- Que se passe-t-il? continua t'il se demandant ce qui avait pu pousser la belle en ces lieux qu'il savait lui être odieux.

- Oh, rien de bien grave, rassurez-vous. À vrai dire, je tenais simplement à vous faire part personnellement de mon départ demain. Je... je ne suis plus parmi les rangs. Mais avant de quitter la ville, j'avais besoin de...

Des fracas de chaises et de voix s'excitant autour d'eux poussèrent Nirannor à la guider par les épaules vers la sortie, où ils auraient pu continuer plus tranquillement leur conversation sans se retrouver mêlé à la bagarre qui ne faisait que commencer.

Une fois dehors, la jeune femme se dévoila le visage et fouilla dans sa besace et en sortit un objet qu'elle lui remit dans la paume d'une de ses mains.


- Je voulais solder mes dettes avant de partir. Que Kelidar vous garde Sir Nirannor et puisse guider vos gestes au sein de cette armée. fit-elle en lui refermant les doigts des siens sur l'anneau qu'elle venait de lui remettre.

Il en reconnu la couleur et la silhouette: un anneau magique de protection qui avait dû coûter à l'archère une bonne partie de son salaire!


- Cela n'était aucunement nécessaire Valkhyria... Que... Que penser vous faire à présent et quelle sera votre destination?"

- J'avoue que je n'en ai encore aucune idée, mais d'une chose je suis certaine, cette réforme militaire ne me sied pas. Je n'y vois que l'ombre des fiers combattants de nos ordres.

- Je vois et je ne peux vous blâmer pour vos raisons, j'ai moi-même quelques doutes. Mais seul le temps pourra nous en dire plus. Je vous souhaite bonne route Valkhyria. Compter sur moi et surtout, n'hésitez pas à me contacter par missive en cas de besoin.


Pour toute réponse, la jeune femme lui sourit avant de replacer son cachez nez et de se retourner pour disparaitre dans la nuit, laissant sur le seuil de la taverne, un compagnon pensif et troublé.


Dernière édition par Eámanë Enialis le Sam 21 Juil - 16:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 6 Juil - 12:10

CHRONIQUES:
Chapitre 22 :
Crise de nostalgie
Image: Au calme de sa chambre


- Dalarielle: Fin d’hiver du 1551ème cycle -

Après de long mois de silencieuse errance, qui virent Valkhyria revenir à ses précédentes occupations à gage, elle décida de revenir à Dalarielle.
Dalarielle la Lumineuse, là où tout eut début, pensa-t-elle avec une pointe de nostalgie depuis la fenêtre de la chambre d’auberge donnant sur une de ses ruelles si caractéristiques.
Dalarielle la Lumineuse, là où tout aurait eu sa fin, mais cela elle ne pouvait encore le savoir!

Durant sa période de nomadisme, elle ne cessa de s’entrainer quotidiennement à l’arc et de ses dagues, méditant le reste du temps sur les tournures des évènements qui marquèrent le cycle passé.
Les lames de la foi, sa formation de Lame furtive, l’amitié de Nirannor… La seule personne qui lui avait donné inconditionnellement son support dès le début, l’acceptant telle qu’elle se présenta, l’accueillant sans aucuns préjudices et protégeant le secret de son identité une fois celle-ci dévoilée.
Il resta toujours un ami discret et ne creusa jamais dans les sombres recoins de son passé. Quelles furent les raisons qui le poussèrent à la prendre sous son aile protectrice dès son intégration au sein des et bien au-delà de ses obligations une fois l’ordre anéanti, restaient pour elle encore à ce jour un mystère irrésolu.

Il était temps de prendre le courage de lui écrire après tout ce silence, ne serait-ce que pour lui dire qu’elle se portait bien. Comment allait-il réagir en recevant la missive?

Le soleil se couchait sur les hautes montagnes qui entouraient l'épistolat quand le Mestre Marchand eut l’heureuse surprise de revoir la piomette Zéphira lui tendre un parchemin. Il marqua de temps à autre une pause à la prose de son ancienne élève, déjà presque un demi-cycle qu'il ne l'avait revu. Tant de choses s'étaient passées, tant d'eau avait coulé sous les ponts entraînant avec elle des rires et des pleurs. Pourtant l'ex lame se souvenait encore de cette première rencontre au village de Xhiarta. Cette pomme prise dans son sac, ce visage dissimulé derrière une capuche et dévoilé, cette main peut-être trop rapide, plaquée sur son visage comme un rappel à l'ordre...
La belle dans sa longue lettre, semblait terrifiée à l'idée que le Mestre marchand puisse la délaisser, ou l'ignorer sur le point d'en oublier son secret. Alors qu'il pénétrait dans les dortoirs, il s'installa à une table pour lui répondre.

Quand elle reçut son message le lendemain, Valkhyria brisa avec empressement le sceau protégeant la missive et lut avec avidité les quelques lignes avec lesquelles il l’informait de se trouver à l’Épistolat où il l’invitait à l’y rejoindre. Il avait inclut à son courrier une mappe dessinée de son propre poing pour qu’elle puisse y parvenir avec rapidité, lui renouvelant au passage la profondeur de ses sentiments d’amitié.

Le cœur exultant de joie, elle s’empressa de répondre brièvement pour lui confirmer son départ immédiat vers le Nord avant de se ruer dans les ruelles de la ville pour les derniers achats. La vision d’une sublime toilette exposée dans une vitrine lui fit pétiller les yeux de désir, tandis qu’un sourire se dessinait déjà sur ses lèvres sachant qu’elle en serait bientôt l’heureux possesseur.
Elle ne voulait se présenter à lui après tant de temps dans la tenue de Sire Aaron de Delfort. Elle avait économisé un discret petit butin et elle avait toute l’intention de se faire plaisir avec quelques emplettes gratifiant sa vanité féminine. Et puis cela faisait si longtemps qu’elle n’avait plus endossé une jolie robe, se justifia t’elle…

Elle disparut dans la boutique et n’en ressortit qu’une demi-heure plus tard, relâchant un profond soupir de satisfaction. Plus rien ne la retenait à Dalarielle à présent. Valkhyria contrôla pour la énième fois sa besace et son équipement pour s’assurer qu’elle n’avait rien oublié. Son carquois tirait lourdement sur son épaule sous le poids des nouvelles flèches acquises, la corde de son arc affaiblie par l’usage et les intempéries avait été soigneusement remplacée, les provisions étaient abondantes.
C’est d’un pas gai et léger qu’elle se dirigea vers la sortie Nord de "La Lumineuse", tandis que parmi les montagnes, un homme rêvassait dans le silence d’une bibliothèque, incapable de se concentrer sur le livre ouvert devant lui. Il allait bientôt la retrouver. Avait-elle changé tout au long de ces longs mois de solitude?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 6 Juil - 12:13

CHRONIQUES:
Chapitre 23 :
Un passé qui resurgit!
Image: En boutique à Dalarielle


- Dalarielle: 12 Rastel du 1551ème cycle -

- Hey! Que le ciel me fulmine! Suis-je déjà si saoul à croire aux mirages ou est-ce bien là notre jeune fugitive? demanda l'homme le plus ancien en apparence à son compagnon elfe de buvette. Il s'essuya la bouche du revers de sa manche avant de pointer la vitrine d’un magasin se trouvant juste en face de la taverne dans laquelle ils étaient installés.

Son partenaire focalisa son regard dans la direction indiquée et écarquilla deux yeux tous ronds sur la fine silhouette qui faisait virevolter la jupe d'une robe devant un long miroir avant de disparaitre et réapparaitre quelques minutes plus tard devant le comptoir pour régler le montant de ses achats. Elle portait à présent une longue cape noire la recouvrant entièrement et remonta une grande capuche au-dessus de la tête avant de quitter les lieux.


- Oui, c’est bien elle. confirma l'elfe.

- Je serai capable de reconnaitre la couleur de sa cheveux et sa posture parmi des milliers d’autres, s’il le fallait. reprit l'autre avec un mépris prononcé.

Il n’avait pu voir la couleur de ses yeux depuis une telle distance, mais il pariait ce qu’il avait de plus cher qu’ils étaient de la même teinte émeraude qui ne quitta ses pensées pendant les huit dernières années.


- Quand on dit que le destin fait bien les choses des fois… fit-il un sourire cruel aux lèvres en se levant et donnant un tape sur l’épaule du nêr pour l’inviter à en faire de même, ce qui ne manquait de l’agacer à chaque fois.

La belle venait d’emprunter une ruelle secondaire, les pensées lointaines parmi les montagnes aux neiges éternelles pré dégustant le moment des retrouvailles, lorsqu’un bruissement proche derrière ses épaules vint mettre ses sens en alerte. Elle fit brusquement volte-face, main à sa dague, minimisant sa respiration pour mieux aiguiser son ouïe tout en inspectant nerveusement la zone entre les ombres allongées des édifices, à la recherche de mouvements pouvant en justifier la source. La soirée lui sembla d’un coup trop calme, trop statique et le frisson qui vint lui parcourir l’épine dorsale n’avait absolument rien à voir avec la fraicheur environnante.

Le bond d’un félin miaulant sa contrariété avant de disparaitre derrière un angle la fit sursauter vigoureusement. Elle relâcha son souffle, laissant le temps à son rythme cardiaque de se régulariser à nouveau avant de secouer le chef en souriant de sa réaction démesurée.


- Ne sommes-nous pas un peu trop hyper sens...

Elle eut à peine le temps de se retourner pour reprendre sa route sans terminer sa phrase lorsqu’elle se sentie projeter douloureusement le dos contre les briques froides du mur qu’elle longeait, étouffant sous la puissante étreinte de deux mains lui encerclant le coup fragile et la soulevant assez de terre pour qu’elle ne puisse en toucher le sol que de la pointe de ses bottes.

- Surprise de me voir? fit l’homme doucement presque à l’oreille de la jeune femme.
- Je t’avais pourtant avertie que je n’aurai trouvé la paix jusqu’au jour où tu aurais payé de ta propre vie celle de mon frère! continua t’il en augmentant la pression autour de sa jugulaire.

L’haleine chaude et alcoolisée de son agresseur investit ses narines de plein fouet lui faisant monter au cerveau une terreur sourde alors qu’elle fut propulsée huit ans en arrière. Les images se succédèrent avec une incroyable rapidité. Une place publique, un échafaud pour quatre, une foule délirante crachant son mépris envers les condamnés, le son d’une trappe s’ouvrant, les corps sans vie des derniers tortionnaires de sa mère.


- Quelqu’un arrive! lança l’elfe alarmé

La belle profita de l’instant d’hésitation de son assaillant par pure instinct de survie, pour lui assigner un coup de genoux là où elle en connaissait l’efficacité, puis utilisa sa besace qu’elle vibra de toutes ses forces contre son visage pendant qu’il se pliait de douleur pour tenter la fuite. L’elfe fut plus rapide et se jetant ses trousses, lui fit perdre l’équilibre, la faisant ramper alors qu’il tentait de la retenir par une de ses cheville. Elle se retourna et de son pied libre tenta de se débarrasser de sa prise, mais rien n’y fit.

L’homme se redressait déjà pour les rejoindre. Deux contre une, elle n’avait aucune chance de s’en sortir et crier au secours n’aurait porté à aucune aide. Les citoyens préféraient s’enfermer au calme de leur foyer faisant la sourde oreille dans ces cas-là, à moins que…


- Au feu! Au feu, vite! Aidez-moi! Au feu! cria-t-elle de tous ses poumons avant de s’adresser à son agresseur avec haine.

- Ton frère est mort tel le chien qu’il était.

Les premières fenêtres donnant sur la ruelle s’ouvrirent pour laisser passer les premières tête des curieux, ce qui fit prendre la fuite aux deux lascars. Elle en fit de même dans la direction opposée, courant aussi vite que le lui permirent ses jambes.
Une fois arrivée dans sa chambre d’auberge, elle s’adossa à la porte haletante et ses tempes tambourinant douloureusement, ferma les yeux et se laissa glisser vers le sol en position assise le long de son battant, le taux d’adrénaline désormais entièrement consommé.

Il était indubitablement temps de quitter Dalarielle et l’Épistolat représentait un refuge parfait pour faire perdre ses traces pendant une période encore indéfinie.
*Quand on dit que le destin fait bien les choses des fois…* pensa-t-elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eámanë Enialis
Marauder
Marauder
avatar

Nombre de messages : 187
Race : Demi-Elfe
Classe : Rodeur
Alignement : Neutre-bon
Date d'inscription : 27/06/2012

Feuille de personnage
PV:
36/36  (36/36)
PM:
21/21  (21/21)
XP:
0/1000  (0/1000)

MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   Ven 6 Juil - 13:16

CHRONIQUES:
Chapitre 24 :
Épistolat I: Heureuses retrouvailles
Image: L'imposant Epistolat


- Montagnes du Nord: 13 Rastel du 1551ème cycle -

Valkhyria quitta l'auberge le soir même, dormit à la belle étoile et après avoir trottiné une partie de la matinée suivante, traversa les majestueuses montagnes qui entouraient et protégeaient l'épistolat. Elle fit glisser son ample capuche sur ses épaules pour accroître son champ de vision et ses lèvres charnues s’étirèrent en un sourire radieux lorsqu'elle vit les contours de l’austère établissement se dessiner enfin à l’horizon.

Arrivée en proximité de l’imposante bâtisse, elle constata que celle-ci était rigoureusement défendue de tous côtés par la présence d’un nombre considérable de gardes.
N'ayant encore obtenu le laisser passer officiel de la part de la Sainte Hiérarque pour y accéder, elle se mit furtivement à la recherche d’un emplacement plat où monter sa tente. Elle repéra rapidement l’endroit idéal derrière un grand rocher, qui lui offrit l‘avantage de pouvoir observer les vas et viens d’assez prêt sans être aperçue.

Une fois l’abri érigé, elle y pénétra pour remplacer ses vêtements masculins par la nouvelle robe qu’elle avait soigneusement tenue pliée sur son bras tout le long du trajet évitant ainsi qu’elle ne se plisse et ne se souille.
Elle referma ensuite sa cape autour de son cou, rabattant ses pans vers l’arrière par-dessus ses épaules nues, puis fit lentement glisser ses mains le long de ses flancs, satisfaite de son apparence. Manifestement prête, elle se retourna sans mot dire vers Zéphira qui disparut promptement à la recherche du Mestre marchand tout en gloussant de jubilation.

Nirannor se dirigeait le long d'un couloir vers le réfectoire pour y prendre un petit déjeuner tardif avant d'aller en cours, lorsqu'il fut intercepté par une piomette qu'il reconnut immédiatement et qui lui annonça l'arrivée de celle qu'il attendait.
L'alcamandrelle ne s'attarda pas et accompagnée de sa meilleure amie Serindë décampa vers la sortie. Le mestre marchand décida de les suivre, sachant qu'elles l'auraient conduit jusqu'à l'archère.

L'ex lame se pressa, ne voulant perdre de temps à la rejoindre et quand il fut à sa hauteur, ne put faire autrement que de la regarder sans proférer mot. La belle lui tournait le dos et le spectacle qu'elle lui offrit le tétanisa. Troquant son armure pour une robe au ton printanier, la justesse de celle-ci lui faisait apparaître ses courbes féminines et Nirannor n'avait soupçonné une telle beauté derrière la garçonne qu'il connut au village de Xhiarta il y avait déjà presque un cycle.

Les nerfs à fleur de peau, la jeune femme se mit frénétiquement à la recherche de bois et de brindilles sèches, pressée par la nécessité de s’occuper, puis se figea sur place et retint son souffle lorsqu’elle sentit la chaleur familière de son regard monter le long de sa colonne vertébrale. Elle se retourna lentement pour lui faire face, lui offrant une vision indéniablement séduisante que tout homme dominé par de sains appétits sexuels aurait défini incontestablement tentatrice. Bien que Nirannor n’appartenait pas à la catégorie des hommes les plus communs, il n’en était pas pour autant immune!

Elle avait utilisé une mèche latérale pour recueillir vers l’arrière ses long cheveux qui, depuis la dernière fois qu’il en avait admiré la pigmentation naturelle, avaient poussé presque jusqu’au bas de ses reins. Plusieurs boucles rebelles s’échappaient de cette glorieuse touffe pour venir lui caresser le visage, suivant les courants de la fine brise qui soufflait perpétuellement en ces lieux.
Il remarqua que ses joues s’étaient subtilement creusées, témoignant une légère perte de poids, qui malgré cela ne put saboter la gracieuse beauté de ses courbes.
La délicate couleur jaune pâle de sa mise exaltait la teinte cuivré de sa chevelure ainsi que l’intensité de ses yeux d’émeraude.
Sa lente et profonde respiration faisait monter et baisser rythmiquement la souple sinuosité de ses seins prisonniers d’un magnifique corset bordé de fine dentelle blanche invitant le regard à se perdre dans le plongeon de son encolure. Scrupuleusement entrelacé à l’arrière, il soulignait sa taille de guêpe, lui attribuant une ravissante fragilité toute féminine dont il était le seul à en connaitre l’existence.

Les yeux de Nirannor n'eurent pas assez de temps pour tout contempler et il eut du mal à déglutir. Le temps s’arrêta quand leurs regards se croisèrent.

Il était vêtu d’un simple chemisier de coton blanc qui révélait fidèlement la forme de ses larges épaules qu’il portait noblement droites. Il retombait avec souplesse sur son torse avant de disparaitre dans d’étroits pantalons en fine peau de daim dont les jambes épousaient à la perfection les longs muscles de ses membres sculptés par le temps et par de longues journées de marche et d'entrainement. Elle ne l’avait jamais vu si décontracté dans sa posture comme dans cette mise auparavant. Elle gardait de lui le souvenir d’un guerrier considérablement cuirassé et constamment sur le qui va là, prêt à brandir son épée si les circonstances l’exigeaient et ne fut aucunement préparée à l’image qu’il lui présenta.

Profitant des dernières journées estives, deux moineaux se lancèrent à tour de rôle en une poursuite ludique, montant frénétiquement vers les cieux pour se lancer subitement en vol piqué vers le sol et zigzaguer gaiement entre les obstacles tout en piaillant bruyamment. Mais Nirannor tout comme Valkhyria étaient sourds et n’y prêtèrent aucune attention, le regard de l’un plongé dans celui de l’autre après s’être longuement dévisagé.
Le majestueux panorama était des plus variés, avec ses vertes vallées et ses montagnes, dont les plus hautes et lointaines étaient perpétuellement recouvertes d’une neige immaculée qui, fondant sous les rayons du soleil d’été, venait abreuver les terres de ses ruisseaux et de ses cascades d’eau fraiche, offrant un paysage quasi féérique. Mais tous deux étaient aveugles, éprit l’un de la vision de l’autre, conscients uniquement des pulsations irrégulières de leurs cœurs.

Un léger malaise se fit sentir chez le mestre marchand, peu habitué à être confronté à une telle situation. Chez les lames de la foi, on l’entraîna à défier les plus durs combattants. Chez les marchands, Sire Lorin lui montra comment parlementer avec les plus roublards négociateurs. Mais là, devant cette femme, il ne savait que faire, incertain des réactions de la belle ou peut-être tout simplement de lui-même et de ne pas savoir être à la hauteur.

Mais la nature allait lui donner l’occasion de ne pas rester coi.
Non loin de lui, une fleur pointait sur le tapis verdâtre, laissant échapper une effluve des plus parfumées. Sa couleur blanche attira son regard et dans un élan courtois, il la cueillit et vint la glisser dans la longue chevelure de l’ex lame furtive tout en l'enveloppant de son regard chaleureux et admiratif.


- Bienvenue Valkhyria. As-tu fait bon voyage?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Eámanë Enialis (Valkhyria)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Eámanë Enialis (Valkhyria)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Manîthil Mormegil
» Manîthil - Guérisseuse
» [Arnor] La femme Dúnedain
» Pollux et le manège de l'enfer! [mission]
» Tu connais Zombieland?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au delà des mers :: Le début de l'aventure (RP) :: Arrivée sur l'île-
Sauter vers: