Au delà des mers

Des aventuriers venus du monde entier découvrent une île peuplée d'étranges créatures. Humains, Elfes, Orques et Nains se lient pour la coloniser.
 
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 Chapitre 12c - Sur les traces de leurs amis

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Nirannor
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MessageSujet: Chapitre 12c - Sur les traces de leurs amis   Dim 16 Mar - 8:48

(Nimu)
Nimu se sentait mieux depuis qu’elle s’était confiée à Nirannor. Il avait raison, les autres avaient aussi le droit de savoir. Elle leur dirait tout le moment venu en espérant que rien de fâcheux ne lui arrive d’ici là.

Ils arrivèrent à l’entrée d’une grotte indiquée sur le parchemin de Nirannor. L’air y était frais mais pesant et la jeune sybianne sentait bien que ce n’était pas normal. Nirannor avançait prudemment, tenant sa gemme de lumière d’une main et le parchemin dans l’autre. Nimu se sentait de plus en plus oppressée au fur et à mesure qu’ils avançaient et en fit part son compagnon tout en sortant sa dague de son fourreau.

L’ai qui flotte dans ces cavernes n’a rien de naturel et ça ne me dit rien qui vaille.

Nimu se rapprocha de Nirannor et colla son dos contre le sien. N’y vois surtout rien de personnel mais je pense que je devrais garder un œil sur nos arrières. J’ai une étrange sensation depuis que nous sommes rentrés, comme si quel qu’un nous épiait.

C’est à ce moment qu’elle remarqua son air inquiet. Elle se doutait bien de ce qui le tracassait et elle ne le comprenait que trop bien, mais très vite ils n’eurent plus le temps de penser à quoi que se soit. Un horrible grognement semblant provenir du plus profond de la montagne résonna dans toute la caverne et fit trembler Nimu de tout son être.

(Nirannor)
Dos à dos, les deux compagnons avançaient prudemment, attendant à tout moment de voir débouler un monstre. Nirannor avait remis son parchemin dans sa poche et avait pris son épée prés à pourfendre la créature qui viendrait les agresser. Le grondement se fit plus proche, plus fort, des pas sourds se faisaient maintenant entendre, Nirannor sentait la peur de son amie. Lui même ne se sentait pas très à l'aise, la faible lueur de la gemme n'éclairait pas plus qu'une dizaine de pas et les yeux de l'humain avait peine à y déceler les détails de cette caverne.

Soudain, devant eux, une masse énorme apparue, faite de morceaux de cadavres cousus les uns aux autres. Le monstre sentait la mort et portait quelques vieux vêtements déchirés que son créateur lui avait donnés. Haut de plus d'une fois et demie la hauteur de Nirannor, le monstre devait peser plus de 250 kg. Par chance, il n'avait point d'arme mais à la vue de ses poings, Nirannor compris qu'il ne fallait pas être sur leur chemin. L'humain vit très vite que cette créature était un golem de chair, immunisé contre les sorts cet adversaire était lent et Nirannor savait qu'il fallait l'atteindre très rapidement pour que le combat tourne en leur faveur.

Le guerrier sauta d'un bond sur le côté du golem, d'un coup d'épée bien placée, il le blessa à l'abdomen. Puis toujours dans le même mouvement se recula de quelques pas afin d'éviter la contre-attaque du monstre. Celui-ci, malgré sa blessure et dans une furie excessive, balança son bras pour atteindre le visage de Nirannor, mais la distance était trop grande et le poing rageur termina sa course dans le vide.

Nimu n'était pas en reste et elle aussi d'un coup de dague vint perforer une nouvelle fois le bas ventre du golem. Nirannor d'un ton vengeur cria :

Que Voë t'envoie au plus profond du monde des morts et guide ma lame à travers ton corps!!

Puis, sautant de nouveau, frappa le monstre. Son épée entra dans la chair et le sang gicla jusqu’aux murs de la caverne. Le golem rugit de douleur car ce coup l'atteignit au plus profond de ses entrailles, et il se plia sur lui-même, ne sachant que faire. C'est alors que Nimu et Nirannor dans un mouvement commun lui assénirent le coup de grâce. Le monstre s'écroula de toute sa masse dans un bruit sourd.

Nirannor était couvert de sang et son coeur battait fort. Il regarda la Sybiane et lui adressa quelques mots:

Allons voir plus loin en espérant ne pas rencontrer trop de créatures comme celle-ci et maintenons notre vigilance, cette caverne ne me paraît pas être des plus amicale

(Nimu)
Nimu s’appuya contre la paroi quelques instants pour reprendre son souffle. Elle n’avait pas l’habitude des combats surtout contre un adversaire de cette taille, mais la volonté de retrouver Alkril était plus forte que tout et lui donnait du courage. De plus Nirannor était un grand guerrier et elle se devait d’être à la hauteur.

Après avoir nettoyé le sang de sa dague, Nimu rejoignit son compagnon et ils continuèrent leur progression dans la caverne avec prudence. La vue de la sybianne commençait à s’adapter à l’obscurité, aidée pas la gemme de Nirannor, et son ouïe était à l’affût du moindre bruit suspect.
Nimu remarqua une mousse qu’elle connaissait bien qui poussait sur l’une des parois de la caverne et demanda à Nirannor de faire une petite halte pour en récolter. Il ne comprit pas tout de suite où elle voulait en venir et lui pria de se dépêcher avant qu’une autre créature ne leur tombe dessus.

Elle revint quelques instants plus tard avec dans les mains un bon tas d’une substance qui ressemblait plus à de la gelée qu’à un végétal. Puis elle sorti une petite fiole de son sac, prit une poignée de mousse qu’elle pressa de toute ses forces et laissa couler la substance qui en sortait dans la fiole. Elle répéta l’opération jusqu’à ce que sa petite bouteille soit quasiment pleine, la referma et la secoua énergiquement.

Elle avait vu l’étonnement se dessiner sur le visage de son ami et décida de lui expliquer ce qu’elle faisait.
Cette mousse pousse généralement dans les endroits les plus sombres. Les gens de mon village la connaissent bien et utilisent sa sève.
Tout en parlant elle sortit sa dague et la posa sur le replat d’un rocher à côté d’elle. Puis elle rouvrit sa fiole, versa quelques goûtes sur la lame et la tendit à Nirannor pour qu’il en fasse autant.
Fais très attention, ce liquide n’es pas dangereux mais a la particularité de te plonger dans un profond et très agréable sommeil. Nous l’utilisons généralement sur les grands blessés mais nous avons vite compris que nous pouvions également nous en servir contre nos ennemis pour les assommer.

(Nirannor)
Nirannor fut surpris par les connaissances de la Sybiane. Elle l'avait agréablement surpris par ce savoir sur cette mousse, de plus cela leur servirait sûrement s'ils venaient à rencontrer d'autres ennemis dans cette caverne. Nirannor sorti son épée de son fourreau et mit quelques gouttes du précieux liquide sur sa lame.

Puis, il reprit sa carte. La salle où ils se trouvaient semblait grande. Au fond, d'après ce que l'humain put déchiffrer sur son parchemin, un passage étroit permettait de rejoindre un couloir. Celui-ci, long de plus d'une demi lieue, aboutissait dans une autre salle encore plus grande que la première. Tout à coup, Nirannor reçu une goutte d'eau sur sa tête. D'abord surpris, il sorti son arme pensant à une nouvelle attaque, puis s'apercevant que ce n'était que le plafond qui dégouttait, se mit à rire de sa peur.

Ha, ha, ah, si je reste planté là, je vais me transformer en stalagmite, allez, viens Nimu, retrouvons nos camarades, il me tarde tant de les revoir

Puis ils se dirigèrent vers cette petite ouverture qui se trouvait devant eux.

(Nirannor)
Nirannor et Nimu empruntèrent l'étroit passage les menant à une autre salle. Ils débouchèrent dans une immense excavation. Ils ne purent en voir tous les contours car la faible lumière de la gemme ne le permettait pas. Mais ils purent admirer de magnifiques stalagmites et stalactites, toutes plus belles les une que les autres. Certaines mesuraient plus de cinquante pieds et allaient du sol au plafond formant de magnifiques colonnes sculptées par l'eau de la grotte. Un petit chemin serpentait parmi elles et la progression leur fut aisée.

Nirannor avait toujours son épée à la main, prêt à intervenir. L'air frais de la grotte venait rafraîchir son visage perlé de sueur. Marcher dans ces lieux n'était pas son habitude et il reconnaissait volontiers qu'il préférait le grand air. C'est au bout de quelques centaines de pas que Nirannor senti un air étrange, nauséabond comme l'odeur de la mort. Se tournant vers la Sybiane, il lui susurra quelques mots.

Nimu, sens-tu cette odeur ? On dirait quelque chose de pourri, comme une décomposition. Faisons plus attention, je ne serai pas surpris de rencontrer encore une de ces affreuses créatures

Nirannor pensait encore au relent du golem de chair, mais celle-ci était différente. Elle ressemblait plus à des restes. Cette émanation devenait de plus en plus forte. Nirannor déchira un morceau de sa chemise, l'imbiba d'eau et la frotta sur quelques brins de menthe qu'il avait dans sa poche. Puis il posa le linge sur son nez et proposa à Nimu d'en faire autant.


(Nimu)
Nimu tendit rapidement un bout de tissus à Nirannor acceptant avec joie sa proposition. Elle aussi sentait cette étrange odeur lui prendre le nez avec de plus en plus de ténacité et quand son ami lui rendit son bout de tissus elle le prit rapidement pour se protéger de cette puanteur.

Le seul son perceptible était le bruit des gouttes d'eau qui tombaient, créant une étrange musique. La lumière de la gemme de Nirannor reflétait sa lueur contre les colonnes ruisselantes leur donnant un petit côté nacré qui rendait l'endroit irréel. Nimu se sentait envoûté par ces lieux et ne se rendit pas compte de ce qui se passait au niveau de son bras.

La tache avait cessé de grandir en fait elle avait même diminué de taille pour former une sorte de salamandre accrochée sur son épaule. La petite bête toute bleue se mit alors à se déplacer gentiment et progressa ainsi pour se placer sur l'omoplate de Nimu et s'y accrocha pour ne plus en bouger. A ce moment là Nimu tomba à genoux et se pris la tête dans les mains. Les voix avaient repris de plus belles et lui martelaient le crâne.

C'est le moment, la marque s'est scellée. Tu dois nous l'amener, tu dois tous nous les amener.

Nimu se releva tout d'un coup et regarda Nirannor avec un air étrange au fond des yeux.

Désolé pour cet arrêt mais il nous faut nous dépêcher à présent. Dit-elle d'un ton sec.

(Nirannor)
Au fur et à mesure de leur progression dans cette cavité, l'odeur se faisait de plus en plus forte. Nirannor remarqua que Nimu n'était plus la même, comme envoûtée par un mystère. Son visage se refermait sur lui même, ses yeux devenaient vide d'expression, son teint blanchissait, était-ce cette odeur ou un mal plus sournois ?
Mais il fallait aller de l'avant, deux buts étaient à atteindre : rejoindre le trio que composaient Orionnos, Leia et Valkhyria et trouver le sybian Alkril. Etait-il toujours vivant ? Peut-être était ce la cause de l'état de la Sybiane ?

Au bout de quelques pas, Nirannor aperçu derrière une stalagmite quelque chose, la faible lumière ne permettait pas de distinguer ce que c'était. S'approchant avec prudence et agrippant son arme, il s'aperçut que l'odeur devenait vraiment insoutenable. Il se retourna vers son amie.

Restes ici, je vais aller voir. Prépares-toi à te battre s'il le faut.

Nirannor s'approcha doucement de la stalagmite, quelques gouttes de sueur coulaient le long de son visage. Arrivé au pied de la colonne, il put y voir les restes en décomposition de deux golems de chair. Ceux-ci avaient semble-t-il été tués par un ennemi redoutable sachant se servir d'arme tranchante. L'humain pensa de suite aux elfes noirs. Etaient-ils passés par ici ?

Bon, il n'y a pas de danger, juste les cadavres de deux golems. Passons au plus vite cet endroit afin de mieux respirer

La grotte s'étendait encore sur plusieurs lieues et Nimu suivi de Nirannor progressaient maintenant plus aisément dans ce monde souterrain. Leurs yeux s'habituaient à la pâle lumière de la gemme et ils pouvaient deviner les formes qui se présentaient devant eux. Inconsciemment, leurs ouies avaient pris le relais et ils entendaient les moindres bruits à plusieurs pas. Souvent ce n'était que quelques gouttes d'eau chutant du haut de la cavité, mais parfois les sons étaient plus étranges et semblaient encore très lointain.

Soudain, ils furent surpris par une chose venant de leur arrière. Elle volait assez bas et paraissait plus grosse qu'une chauve-souris. Les deux amis se crispèrent une nouvelle fois sur leurs armes. Quelle ne fut pas leur surprise quand ils virent une chouette. Celle-ci se posa non loin de Nimu et paraissait vouloir lui parler.


(Nimu)
L'animal posé sur un rocher produisit un claquement du bec à l’attention de Nimu qui s’en approcha pour écouter ce que ce drôle de volatil avait à lui dire. L’hibou nommé Effraïm lui raconta qu’il avait été envoyé par Altor pour prévenir ses compagnons du danger ainsi que pour les accompagner et les aider dans leur périple. Nimu lança un regard noir en direction de Nirannor et détourna aussi tôt les yeux de peur qu’ils ne trahissent ses pensées. Si je le laisse faire ce satané plumeau il risque de tout faire rater. Il faut que je fasse quelque chose et vite. Dit-elle à voix basse.

Son message terminé Effraïm piailla et sembla réclamer quelque chose. La jeune Sybiane fouilla dans son sac et en sortit une petite écuelle sur laquelle elle déposa quelques graines et fruits secs pour remercier leur nouvel ami. Elle s’en approcha plus prêt mais au lieu de tendre le bol elle plongea son regard dans celui de l’animal qui ne bougea plus du tout pendant un instant. Puis elle lui souffla trois fois sur la tête et Effraïm se remit à bouger comme si de rien n’était. Nimu posa alors l’écuelle devant l’oiseau qui, semblant ravi de ce cadeau, y plongea le bec sans hésitation.

Nimu approcha sa main pour lui caresser le dos mais à peine avait-elle touché son plumage qu’elle ressentit une immense douleur à la tête et sa propre voix résonner dans son crâne. Mais pourquoi, pourquoi as-tu fais une chose pareille. Ce sont tes amis, tu n’as pas le droit de les trahir.
Mais une autre voix ou plutôt un genre de murmure assourdissant passait pardessus la sienne pour la réduire au silence. Tu n’as pas le choix.

Une fois sa récompense terminée. Effraïm prit son envol, décrivit quelques cercles au dessus de Nirannor et de Nimu, se posa sur l’épaule de la Sybiane et ferma les yeux.

Nimu dit alors à Nirannor : Cette boule de plume à moitié endormie se nomme Effraïm. Il m’a dit s’être perdu dans ces cavernes et nous demande notre aide pour sortir d’ici, ce que j’ai accepté.
Sur un ton toujours aussi sec Nimu poursuivit : Bon, nous n’avons que trop tardé et il nous reste sûrement beaucoup de chemin à faire avant de rejoindre nos amis. Il nous faut partir tout de suite.
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MessageSujet: Re: Chapitre 12c - Sur les traces de leurs amis   Dim 16 Mar - 8:49

(Nirannor)
Nirannor fut surpris que la Sybiane puisse communiquer avec l'affreuse boule de plume et qu'un animal comme celui-là puisse se trouver perdu dans une caverne. L'humain n'en pris pas cas, il y avait des choses plus graves qui l'attendait et Nimu avait raison de ne pas perdre son temps avec cet bestiole.

Tu as raison, il faut rejoindre nos amis au plus vite. Nous nous occuperons de cette chouette à notre retour, si elle est encore là mais je donne fort qu'elle ne survive aux prédateurs de ces grottes.

Nirannor continua d'avancer dans cette immense cavité suivi de près par Nimu. L'humain put constater au fur et à mesure de leur progression un changement d'attitude chez son amie. Elle paraissait plus distante, plus renfermée sur elle-même comme si une chose la tracassait.

La salle où ils se trouvaient commençait à se faire plus petite, Nirannor de son bras pouvait maintenant atteindre le plafond, les parois se resserrèrent et les colonnes faite de stalagmites commencèrent à disparaître. Le noir se faisait plus intense et Nirannor du se concentrer d'avantage sur ses pas. Il avait perdu la notion du temps et ne savait plus depuis combien de temps il avançait dans cette grotte. Il se retourna vers Nimu.

Arrêtons nous quelques instants, j'aimerai bien consulter à nouveau cette carte. De plus, nous en profiterons pour manger quelques fruits secs et boire un peu.

Il sorti le parchemin de sa poche et approcha la gemme de lumière afin de mieux percevoir le dessin. Il ne semblait pas avoir fait fausse route et la caverne qui semblait être le lieu où résidaient les elfes noirs était encore distante de plusieurs lieues. D'ailleurs, il put constater que cette salle centrale desservait plusieurs issues.

Bon, nous sommes sur le bon chemin. Bizarre que nous n'ayons plus de trace de nos amis, cela m'inquiète énormément.

Nirannor pensait à sa douce et revoyait encore son visage tout souriant lorsqu'ils se rencontrèrent la première fois. Il n'osait parler de ses angoisses à Nimu, elle aussi avait ses inquiétudes. Il décida de reprendre la route, c'était la meilleur solution pour oublier quelques instants ses craintes.

(Nimu)
Nirannor avait l’intention de laisser Effraïm sur place et de revenir le chercher plus tard mais Nimu ne semblait pas très emballée par cette idée et sans que son compagnon ne le remarque elle installa l’hibou, qui dormait toujours, dans son sac qu’elle ne referma pas complètement pour ne pas écraser l’animal ou l’empêcher de respirer. Elle ressentait une étrange énergie émanée de l’animal et sentait qu’il pourrait lui être d’une grande aide. Mais ces sentiments étaient-ils bien les siens ou provenaient-ils de ces voix qui la tourmentaient et de cette marque qui avait maintenant pris place sur son omoplate droite? Nimu elle-même n’en savait rien. Elle ne se sentait plus tout à fait elle-même depuis quelques temps et avait l’impression que quelqu’un ou quelque chose avait pris possession d’elle et agissait par elle.

Les deux amis avaient repris leur route et traversaient maintenant une petite salle assez exiguë dans laquelle ils décidèrent de faire halte afin de se rassasier un peu et de consulter le plan de Nirannor. Celui-ci était inquiet de ne pas avoir vu de trace du passage de leurs compagnons mais ne se découragea pas pour autant et après avoir replié le parchemin et préparé ses affaires il se leva et se dirigea en direction de l’une des issues indiquée sur le plan. Nimu vérifia qu’Effraïm allait bien avant de repartir et suivi Nirannor machinalement.

La salle sur laquelle ils débouchèrent n’avait rien à voir avec les autres vu que c'est la première qui était éclairée. Une ouverture dans un mur laissait apparaître une lumière rougeâtre qui se diffusait contre les parois. Cette lumière n’était pas naturelle et ne provenait pas de l’extérieur. Nimu s’approcha de la cavité et découvrit avec stupeur que l’ouverture donnait sur une immense salle illuminée par un feu à la couleur de sang et au milieu de laquelle était étendue une masse informe qui semblait respirer lentement. La jeune Sybiane ne savait pas du tout de quoi il s’agissait mais vu sa taille imposante il lui sembla plus prudent de ne pas se faire remarquer. Nimu fit signe à Nirannor de venir voir sur la pointe des pieds ce qu’elle avait trouvé.


(Nirannor)
Nirannor s'était approché de Nimu à sa demande et avait jeté un oeil dans l'ouverture. La Sybiane n'avait jeté qu'un coup d'oeil rapide et furtif, et n'avait osé s'attarder plus longtemps. L'humain, quant à lui avait pris un peu plus de temps à l'observation et ce qu'il vit n'avait pas de nom. *Comment quelque chose de plus horrible pouvait-il exister ? Il se tourna vers son amie et n'osait lui décrire ce qu'il avait vu. Il lui fit signe de s'éloigner de cette affreuse vision et de continuer leur chemin. A demi voix il susurra quelques mots à Nimu.

Nous ne pouvons rester là plus longtemps, nos vies seraient en grand danger. De plus nous ne serviront plus à rien, le mal est déjà fait. Nous sommes tombés dans un monde étrange et ....Mais qu'est ce que j'entend ? On dirait que cela vient de ton sac. Ne serait-ce pas comme un bruit d'oiseau ?

Nirannor regardait maintenant la Sybiane comme un enfant qui vient de se faire prendre la main dans le sac. Avait-elle perdu l'esprit pour emmener cet oiseau de malheur ?

Nimu, tu te rends compte du danger que pourrait être cette chouette si nos ennemis l'entendaient. Partons avant qu'un de ceux que j'ai vu ne puisse déceler notre présence. Maintenant tu peux la garder cette boule de plumes, nous ne pouvons la relâcher dans cet endroit, elle dévoilerait notre position.
Nirannor regarda sa carte une nouvelle fois et se dirigea vers l'endroit qui semblait être la salle principale où sont détenus les prisonniers. Le chemin à parcourir était encore long et beaucoup de choses pouvaient encore arriver. Ses pensées allaient à sa douce...

*O toi Voe, guides mes pas dans ce monde obscur, la tâche que je dois accomplir me parait être des plus dures, ne serait-ce que la punition d'aimer un enfant d'un autre dieu ?*

(Nirannor)
Après plusieurs heures de marche, Nimu et Nirannor se retrouvèrent à l'entrée d'un long couloir. Ce passage était délicat à négocier, long de plus d'une demi lieue, il pouvait être à tout moment un piège se refermant sur eux. Se retournant vers son amie, Nirannor put apercevoir sur son visage une expression qu'il n'avait encore vue. Elle semblait perdue dans ses pensées, comme dans un autre monde, ses yeux avaient changé de couleur, son visage se crispait et devenait blême. Le paladin la prit par le bras et l’invita à s ‘asseoir.

Hé, Nimu, est-ce que tout va bien ? Nous avons devant nous encore beaucoup de chemin à parcourir. Veux-tu que nous fassions une petite halte. Tu as l'air d'en avoir besoin.
Nirannor sorti quelques morceaux de fruits de son sac et les tendit à la Sybiane.

Prends, cela va te redonner un peu de force. Nous ne sommes plus très loin du but. Pour l’instant, la chance est de notre côté, profitons-en. J’espère que nos trois autres compagnons en aient aussi.

A ces mots, Nirannor revoyait le sourire de sa douce. Il aurait tant aimé lui prendre la main, caresser ses longs cheveux et regarder ses jolis yeux. Mais l’heure n’était pas à rêver, un bruit semblait provenir de l’autre bout de cet immense couloir. Le paladin sorti son arme, comme par réflexe et attendait à tout moment voir déboucher un quelconque ennemi.


(Nimu)
La Sybiane accepta la nourriture tendue par son ami mais resta silencieuse les yeux toujours dans le vague. Ses pensées étaient confuses et elle sentait tout au fond d’elle cette force qui la faisait agir malgré elle s’intensifier de plus en plus. Sa pensée était également tournée vers Alkril, plus le temps passait et plus elle redoutait qu’il lui soit arrivé quelque chose de grave ou pire.

Nimu failli avaler de travers le morceau de fruit qu’elle avait dans la bouche lorsqu’elle vit Nirannor sortir rapidement son arme. En regardant son ami en position d’attaque tendre l’oreille en direction du fond du couloir, elle comprit alors qu’il devait avoir entendu quelque chose. Elle se leva alors d’un bon, sorti sa dague et se concentra sur ce qui l’entourait.

Juste à côté des pieds de la jeune Sybiane se trouvait son sac dans le quel était toujours enfermé Effraïm. L’oiseau gigotait de plus en plus et commençait à émettre des piaillements de colère. S’il continuait comme ça il risquait de les faire repérer et ce n’était vraiment pas le moment.

Nimu se baissa alors et ouvrit doucement le sac. La boule de plume sorti sa tête et lui pinça méchamment la main jusqu’au sang. Nimu fit une grimace de douleur mais prit bien garde de ne le laisser échapper aucun son. *Ce n’est pas normal*, se dit-elle,* il devrait dormir profondément*. Elle regarda l’animal dans les yeux et celui-ci lâcha prise. Avec une extrême douceur elle lui murmura quelques mots dans un étrange langage et l’oiseau se calma instantanément.

Puis elle ouvrit le sac et laissa s’envoler Effraïm sous le regard étonné de Nirannor. L’oiseau décrivit quelque cercles sans doute pour se dégourdir les ailes et alla rapidement se poser sur l’épaule de Nimu qui vint se placer près de son compagnon la dague a la main comme si de rien était.

(Nirannor)
Les bruits avaient cessés de l'autre bout du couloir et c'est avec beaucoup de précaution que Nimu et Nirannor, armes au poing, l'empruntèrent. Effraïm était sorti de son sac et prenait comme perchoir les épaules de la Sybiane. Nirannor lui aurait volontiers tordu le cou, pour lui, ces oiseaux étaient signe de malheur mais Nimu y tenait beaucoup. Doucement et sans bruit ils marchèrent, le long couloir n'en finissait pas. Nirannor, par précaution avait rangé sa gemme de lumière, une lueur vive de l'autre bout permettait de deviner les contours du passage.

Quelques gouttes de sueur perlaient sur le front de l'humain. Il n'aimait pas se trouver dans ce genre de situation ou la fuite est impossible. Soudain, la lumière venant de l'autre extrémité du couloir disparu plongeant les deux amis dans le noir complet. Nirannor par réflexe prit la main de la Sybiane afin de la guider mais lui même n'y voyait pas plus loin que ses pieds. Sa peau était douce et ce contact lui rappelait celui de sa bien aimée. Il s'arrêta brusquement, se retourna vers Nimu et s'approcha un peu plus d'elle......puis lui glissa quelques mots à l'oreille

Crois-tu qu'il faut que je sorte la gemme, n'est-elle pas trop dangereuse dans ce monde obscur ? Nos ennemis pourraient l'apercevoir et comprendraient de ce fait notre présence. Ne faut-il pas mieux continuer ainsi quitte à progresser plus lentement ?

(Nimu)
Les yeux de la jeune Sybiane s’étaient extrêmement bien adaptés à l’obscurité soudaine et discernait sans aucun problème les détails du couloir qu’ils arpentaient, mais n’en dit rien.

Elle était de moins en moins elle-même et se sentait de plus en plus souvent absente de son corps mais au moment ou Nirannor saisit sa main, Nimu ressenti un agréable picotement lui parcourir le corps. Une intense chaleur la submergea et son souffle s’accéléra.

Elle se souvenait d’avoir déjà ressenti ces sensations sans avoir jamais réussi à mettre des mots dessus et son esprit était confus.

Puis l’humain rapprocha son visage du sien pour lui dire quelque chose le plus discrètement possible et lui effleura la joue. Le contact même très bref de la peau de Nirannor contre la sienne lui fit perdre tout contrôle et lorsque celui-ci eu terminé de parler elle ne répondit rien mais tourna doucement la tête et posa ses lèvres contre celle de son compagnon.

A cet instant précis, un cri de douleur provenant du plus profond d’elle même lui encrera le cœur. Effraïm dû ressentir ce qui lui arrivait car il prit son envol et alla se poser sur un rocher un peu plus loin. La véritable Nimu hurlait et se débattait dans son propre corps pour en reprendre le contrôle. Les sentiments qu’elle avait ressenti juste avant d’embrasser Nirannor étaient bien réels mais n’étaient pas destinés à l’humain. Le souvenir du visage d’Alkril tapait dans sa tête et lui faisait battre le cœur lui donnant une force qui lui était inconnue.

Elle tomba à genoux aux pieds de Nirannor et se mit à trembler comme une feuille. Les yeux fermés elle commença à réciter une étrange prière à voix basse qu’elle répéta plusieurs fois et au bout de quelques minutes une étrange fumée bleue se mit à s’échapper de l’épaule de Nimu. La fumée dissipée, les tremblements disparurent et elle ouvrit les yeux comme si c’était la première fois depuis des jours et se redressa toujours dans l’obscurité la plus totale. Elle était enfin redevenue elle même à part un tout petit détail qu’elle ne pu remarquer tout de suite.

Nirannor n’avait rien comprit ni rien vu de ce qu’il venait de se passer et était profondément bouleversé. Alors il décida de se risquer à faire un peu de lumière et sorti sa gemme quand Nimu lui dit encore toute essoufflée : Tu…, tu devrais mettre quelque chose dessus pour tamiser la lumière, ainsi nous nous ferons moins remarquer.

Puis elle se releva, appela Effraïm qui reprit sa place sur son épaule, s'apporcha de Nirarror et lui dit d’une voix douce qu’il n’avait plus entendu depuis longtemps : Je te remercie.

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